Escale à Brest 2016

Le rendez-vous a lieu tous les quatre ans : dans la rade de Brest, sur les quais du port, sur les rives de Penfeld. La cité du Ponant s’anime joyeusement pendant une semaine et accueille plus d’un millier de voiliers parmi les plus beaux du monde.

Boum ! Boum ! Boum ! La fête s’ouvre au son des coups de canon tirés à l’arsenal. Tonnerre de Brest !

 

Oh mon bateau !

« Tu es le plus beau des bateaux. Et tu me guides sur les flots. […] »

La star de la fête, c’est l’Hermione. De retour à Brest après son escale en été 2015 quand elle rentrait de sa campagne américaine, la réplique de la frégate de La Fayette est ovationnée lors de son arrivée, puis est visitée chaque jour par plus de 3000 curieux, Lire la suite

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Les Wasa’bees à la conquête de l’Argentine

Après avoir rencontré la 4L Breizh Wings, le club ciné Moviezen et le candidat parodique Le Brian, je me tourne aujourd’hui vers la mer. On embarque à bord d’un dériveur piloté par Cassandre à la barre et Aloïse au trapèze, au sein d’un tout jeune duo sportif : les Wasa’bees.

Mattéo – Les Wasa-quoi ?

Aloïse – Les Wasa’bees ! C’est un mélange entre le surnom que nous donne notre entraîneur sur l’eau (les abeilles en anglais) et le nom de ce condiment au goût épicé originaire du Japon, qui est la destination de notre ambition principale : les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 !

Mattéo – Et voilà ! Un beau programme !

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Avant de revenir plus en détail sur leurs objectifs, évoquons un peu le contexte, et la naissance des Wasa’bees en septembre 2015. Pour ceux qui ne connaissent pas l’amer, le wasabi, c’est plutôt épicé. Et pour ceux qui connaissent mal la mer et ses sports, le 470 est une embarcation de 4,70 m de long, avec trois voiles (une grand-voile, un foc et un spi), et conçue pour deux équipiers. Aux Jeux Olympiques, l’épreuve de 470 existe depuis 1976 pour les hommes (à Séoul), et 1988 pour les femmes (à Kingston, sur le lac Ontario, la classe !) Et c’est donc à Tokyo que les Wasa’bees comptent briller en 2020. Comment en êtes-vous arrivées là ?

Les Wasa’bees – Nous avons toujours été en contact avec l’environnement marin, et notre passion commune pour la voile s’est très vite imposée. Tout a commencé avant l’âge de 10 ans en Optimist, et de fil en aiguille, nous sommes ensuite passées à la classe supérieure, le 470, en entrant au Pôle France, chacune avec une partenaire différente.

Mattéo – Vous y avez en effet un beau palmarès : Vice-championne d’Europe Junior et Double Championne du Monde Junior (-21 ans), ainsi que 15ème au Championnat d’Europe Senior pour Aloïse ; 7ème au classement Mondial, 5ème au Championnat d’Europe Senior et Championne de France Elite pour Cassandre. Pourquoi pas les Jeux Olympiques de Rio cet été alors ?

Les Wasa’bees – L’équipe de France n’a le droit qu’à un seul équipage pour les JO. Nous sommes l’équipage suppléant pour les Jeux de 2016, nous attendons notre tour pour 2020 ! Lire la suite

Le Paris-Brest

On m’a vu dans le Vercors, dans un train de nuit, voyageant de Rome à Paris. Voleur d’amphores, sans domicile fixe, dans les rues de Paname. Ceci est la suite de mon histoire. Départ de la capitale, pour une destination du bout du monde.

Mon transfert jusqu’à Paris fut un moment douloureux. Les kilomètres de voie ferrée défilaient, pendant que je ressassais sans cesse des souvenirs du passé… J’avais été parfois sympathique, parfois cruel. Je savais me montrer parfois tendre, parfois monstrueux… Mais trop souvent, j’avais été inhumain. Cosa Nostra m’avait embrigadée, et je suis devenu mafioso jusqu’au bout des ongles. 1992 fut pour moi la grande année des règlements de compte, après une vingtaine d’années passées à la tête du plus grand trafic de bananes de toute la Sicile. 1992 fut l’année où je décidai de tout quitter sur les terres italiennes de mes ancêtres. 1993 allait marquer ma renaissance. Ailleurs. Loin de Palerme. Très loin. En France. Dans des contrées bretonnes d’où une grand-mère maternelle était originaire.

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Mon Rome-Paris fut dur. Mais mon Paris-Brest fut doux. Et j’aime que durent ces moments doux. A l’intérieur de ce train, une nouvelle page de ma vie commençait à s’écrire. Des kilomètres de vie en rose. Avant d’en arriver là, on m’avait décrit les Bretons comme des gens taiseux au fort caractère. La gare de Brest s’approchait, et j’étais sur le point de le découvrir par moi-même. Finalement, taiseux, je l’étais aussi. Et mon caractère pouvait être explosif…

La nuit je mens, je prends des trains à travers la plaine… Et en cette journée ensoleillée, je me mentais encore. Je me disais que tout allait bien. Je ne sentais pas encore ce trou noir à l’intérieur de moi : il me dévorerai petit à petit dans les mois suivants. Mais le bonheur éphémère de découvrir la campagne finistèrienne l’emportait pour l’instant. Brest était au bout de la voie.

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En cette fin d’après-midi Lire la suite

Chroniques du Bout du Monde…

Depuis sa première édition en août 2000, le festival du Bout du Monde est maintenant ancré dans la vie culturelle bretonne. Quinze années de voyage à travers les différentes cultures musicales de la planète. Quinze années de concerts d’exception et d’incroyables découvertes : du rock new-wave de Bashung aux percussions japonaises de Gocoo, en passant par les rythmes endiablés du Mali ou de la Colombie. Mais surtout, quinze années d’une ambiance chaleureuse et familiale, au cœur de cette ultime péninsule du Finistère.

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Le jeune reggaeman normand Naâman figurait parmi mes coups de coeur 2014. Cette 16ème édition du Bout du Monde fut encore une fois riche en belles découvertes et en confirmations. Chroniques…

 

Vendredi 31 juillet

Habitant le Port de Co’, la traversée de la rade de Brest en bateau est la meilleure solution pour rejoindre la capitale de la world-music durant ce week-end estival. Le coup d’envoi des festivités fut, pour le plus grand bonheur des premiers festivaliers présents sur le site, très local avec The Celtic Social Club, suivi d’une prestation remarquable de Krismenn. Le chanteur issu de la Kreiz-Breizh Akademi 1 était accompagné du vice-champion du monde de human beatbox Alem, de la chanteuse Parveen et du beatboxer indien Ilyas Khan, au sein d’un quartet vocal complètement décoiffant. L’un des meilleurs concerts de la journée !

Cette journée de vendredi était placée sous le signe de la jeunesse : le soul nigérian d’Asa d’un côté, et la fougue afro-électro néerlandaise de Jungle By Night de l’autre. Mais la véritable belle découverte était ibère (on avait bien dit qu’ibère gagne !) : Lire la suite

Sans domicile fixe

Remontons 22 ans en arrière. Un train de nuit m’a déposé en France, gare de Paris-Bercy. Je me retrouve ici, sans domicile fixe. Ceci est la suite de mon histoire…

Quand j’arrive en ville, tout l’monde change de trottoir. Je suis grand et viril : je fais peur à voir… Je réécris « Starmania » à ma façon. J’étais un étranger dans la ville, mais je n’étais pas le seul. Mi-juillet, il y a sans doute plus de non-Parisiens que de Parisiens dans les rues de la capitale.

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Paname était belle en cet été ensoleillé. Paris était calme en ce juillet ensommeillé. De jour et de nuit, je fis plusieurs fois le tour de la Ville Lumière. Des paillettes des Champs-Elysées aux misères du Canal Saint-Martin. Du jardin du Luxembourg aux jardins du Vingtième. Les mondes se succédaient sans se ressembler. Les gens se côtoyaient sans se regarder. Et malgré tout, Paris vivait ! La misère parisienne était finalement moins visible que celle de Palerme. Mais ici, les protagonistes s’ignoraient de façon magnifique. Dans une capitale, les gens ont peu de temps pour penser à eux, et pas de temps pour penser aux autres…

Je naviguais de terrasse en terrasse, de café en café. Un p’tit resto, un p’tit bistrot. Et j’observais. Je regardais la vie parisienne autour de moi. J’écoutais. Je perfectionnais mon français.

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Chaque nuit, je trouvais un nouvel hôtel. Parfois charmant, fringuant. Parfois grisonnant, écœurant. Pendant deux petites semaines, les jours se suivaient et tous étaient différents. Rencontres d’un jour, d’une nuit, d’un soir, d’une heure, d’une minute… Rencontres gravées, rencontres envolées, rencontres effacées… Les gens ne connaissaient pas mon nom, je n’avais pas de maison. Sans domicile fixe. Lire la suite

Train de nuit

Nous nous sommes quittés après mon passage chez l’infirmière, début juillet 1993, il y a 22 ans. Voici la suite de mon histoire.

J’ai décidé de fuir. De Naples, je suis remonté à Rome. Pour mettre définitivement une croix sur mon passé, je devais m’en aller le plus loin possible. Et j’avais une idée en tête : retourner sur les terres de ma grand-mère maternelle, en France. En Bretagne. D’ailleurs, était-ce vrai ? Était-elle vraiment bretonne ? Je n’en savais rien. Je ne l’avais pas connue. C’était une histoire, une histoire de famille que j’avais entendue. Ai-je réellement des racines bretonnes ? Je n’en savais rien. Et aujourd’hui encore, je n’en sais toujours rien.

 

Gare de Rome-Termini

Ce qui comptait pour moi à ce moment de mon existence n’était pas de savoir d’où je venais. L’important était de savoir où j’allais. Le Palatino est le train qui allait – et qui va toujours – vers Paris. Aussi connu sous le nom de « Rome-Express » (dans l’autre sens).

En cette fin d’après-midi à Rome, il pleuvait. Il pleut toujours dans ce genre de moment. C’est très cinématographique. En plein été, c’était une pluie chaude, orageuse. Le genre de pluie dont on se souvient. Je m’en souviens. Ironie du sort, ma destination finale était la Bretagne.

Le Palatino. Train de nuit, Rome-Paris

Le Palatino. Train de nuit, Rome-Paris

Un aller-simple pour moi, s’il vous plaît. Rome-Paris. De la gare de Termini vers la gare de Bercy. Toute une nuit de voyage…

« Je prends le train des insomnies
Et plus rien ne m’arrête
De l’aube jusqu’à l’aurore
Trajet à très grande ivresse »

Je quittais tout en Italie. Lire la suite

L’aventure Breizh Wings

Les Internets se sont divisés autour de la couleur d’une robe tellement affreuse que même Martine Aubry aurait refusé de la porter. Les plus beaux bovins du pays, et Martine Aubry (déjà citée plus haut), se sont retrouvés au Salon parisien de l’Agriculture. Monsieur Bouygues (contrairement à Monsieur Martin) n’est pas décédé, et a priori Madame Martine non plus. Dans la belle ville de Martine (à Lille, pour ceux que j’ai perdu), les iseniens ont inventé l’excellent Gorafisen. Ça, c’était l’actualité principale des quelques derniers jours. Et vous, oui vous qui êtes assis devant votre écran (si vous êtes debout, je vous conseille d’ailleurs de vous asseoir). Et vous, donc, qu’avez-vous fait entre le 17 février et le 4 mars 2015 ?

Diane et Charles, eux, ont participé à la 18ème édition du 4L Trophy, au sein de l’équipage « Breizh Wings » (que j’avais rencontré avant le départ). Depuis Brest, je les ai suivi pendant cette aventure. Je vous propose dans les lignes qui suivent un petit retour en tweets sur leur raid.

Voici l’aventure « Breizh Wings » :

Départ de Brest le 17 février dans la matinée, et la première difficulté se profilait déjà, sur la route vers Biarritz :

Plus d’un millier de Renault 4 s’étaient donné rendez-vous au grand départ de Biarritz.

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Vous frappez à la bonne porte

Vous aimez la Bretagne ? C’est bien. Vous aimez aussi voyager un peu partout ? C’est bien aussi. Maintenant, est-ce que vous êtes un amateur de photographies et de découvertes ? Hum ? Si c’est le cas, alors vous frappez à la bonne porte. « Mon cybercarnet » devrait vous plaire !

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Laissez-vous guider de la Pointe-Saint-Matthieu à l’extrême-Ouest du Finistère, jusqu’aux falaises corses, en passant par le Calvados et les Hautes-Alpes.

Et vous aurez du goût à admirer des photos de cadrans solaires et de heurtoirs de portes en tous genres. Un vrai travail de passionné !

Allez, je vous laisse découvrir tout ça, on frappe à ma porte. Kenaciao !

MF