Rêve d’horizon

bonneannee2017

Une nouvelle année se profile à l’horizon.

Dans mes vœux du 1er janvier 2016, j’avais ressorti la chanson « Alzheimer » interprétée 12 ans plus tôt par Matmatah. Je n’aurais jamais imaginé que ces paroles auraient autant pu prendre écho tout au long de l’année. Les guerres et attentats ont secoué le monde chaque jour. « Parce qu’aujourd’hui la folie se doit d’être expéditive. » Les discours extrémistes ont encore gagné en intensité, et de nouveaux dirigeants ont été élus. « La meilleure façon de gagner du fric, c’est à l’intox. La décadence d’une Amérique, à contempler sur Fox. » Et en étant pessimiste, on pourrait même craindre que ça continue… « Avec la peur comme exutoire à l’ignorance. Alzheimer en prof d’histoire de nos enfances. »

L’un des points positifs que j’en ressors toutefois, c’est que Matmatah a choisi 2016 pour annoncer son retour.

Mais regardons maintenant vers l’avant.

« Je vis sur la route, derrière moi le passé.
Je passe entre les gouttes, je n’suis pas pressé. 
Qu’ai-je fait de mes rêves ? Où les avais-je laissé ?
Dans le vent qui siffle, j’entends les hommes hurler.
J’avance jusqu’à l’ivresse. »

Prenons nos plumes. Traçons nos routes. Ouvrons nos fenêtres. Volons vers nos horizons. « J’avance jusqu’à l’ivresse… »

Que cette année 2017 soit la plus belle possible pour vous et vos proches. Ayez toujours un horizon devant vous. Et avancez. Je vous souhaite de la réussite personnelle et professionnelle. Et surtout plein de nouveaux horizons.

Bloavezh mat !

MF

 

[RÉTROSPECTIVE] L’année 2016 en 16 tweets

Escale à Brest 2016

Le rendez-vous a lieu tous les quatre ans : dans la rade de Brest, sur les quais du port, sur les rives de Penfeld. La cité du Ponant s’anime joyeusement pendant une semaine et accueille plus d’un millier de voiliers parmi les plus beaux du monde.

Boum ! Boum ! Boum ! La fête s’ouvre au son des coups de canon tirés à l’arsenal. Tonnerre de Brest !

 

Oh mon bateau !

« Tu es le plus beau des bateaux. Et tu me guides sur les flots. […] »

La star de la fête, c’est l’Hermione. De retour à Brest après son escale en été 2015 quand elle rentrait de sa campagne américaine, la réplique de la frégate de La Fayette est ovationnée lors de son arrivée, puis est visitée chaque jour par plus de 3000 curieux, Lire la suite

Train de nuit

Nous nous sommes quittés après mon passage chez l’infirmière, début juillet 1993, il y a 22 ans. Voici la suite de mon histoire.

J’ai décidé de fuir. De Naples, je suis remonté à Rome. Pour mettre définitivement une croix sur mon passé, je devais m’en aller le plus loin possible. Et j’avais une idée en tête : retourner sur les terres de ma grand-mère maternelle, en France. En Bretagne. D’ailleurs, était-ce vrai ? Était-elle vraiment bretonne ? Je n’en savais rien. Je ne l’avais pas connue. C’était une histoire, une histoire de famille que j’avais entendue. Ai-je réellement des racines bretonnes ? Je n’en savais rien. Et aujourd’hui encore, je n’en sais toujours rien.

 

Gare de Rome-Termini

Ce qui comptait pour moi à ce moment de mon existence n’était pas de savoir d’où je venais. L’important était de savoir où j’allais. Le Palatino est le train qui allait – et qui va toujours – vers Paris. Aussi connu sous le nom de « Rome-Express » (dans l’autre sens).

En cette fin d’après-midi à Rome, il pleuvait. Il pleut toujours dans ce genre de moment. C’est très cinématographique. En plein été, c’était une pluie chaude, orageuse. Le genre de pluie dont on se souvient. Je m’en souviens. Ironie du sort, ma destination finale était la Bretagne.

Le Palatino. Train de nuit, Rome-Paris

Le Palatino. Train de nuit, Rome-Paris

Un aller-simple pour moi, s’il vous plaît. Rome-Paris. De la gare de Termini vers la gare de Bercy. Toute une nuit de voyage…

« Je prends le train des insomnies
Et plus rien ne m’arrête
De l’aube jusqu’à l’aurore
Trajet à très grande ivresse »

Je quittais tout en Italie. Lire la suite

Se soustraire aux addictions

Mattéo Fonzatti est un homme libre. Ou, du moins, c’est un homme libéré.

          « Je joue avec le feu. Qui le premier fera ses adieux ? » – Merzhin, La Rue Calumet

La clope aurait pu me griller, me laisser mort sur le bord de la route. J’en ai décidé autrement. C’est ma toute dernière victoire à ce jour.

Mon souffle avait diminué ces dernières années, mais, dans mon orgueil, je refusais de m’en rendre compte. Je ne voulais pas accepter cette évidence. Après m’être battu si longtemps, je n’arrivais pas à concevoir que quelqu’un puisse se dresser devant moi sans plier. Ce dieu Tabac, qui a soumis tellement d’hommes, m’avait eu moi aussi.

          « Je déchire notre amour de papier et j’écrase notre amour mal consumé » – Merzhin, La Rue Calumet

Pour s’arrêter, il faut la volonté. On l’entend dire assez souvent. Mais c’est faux. Pour se sevrer, pour abandonner la clope, il faut bien plus que de la volonté. Sinon, on se fait bouffer ; elle reviendra à la charge. Il faut avoir une haine dans les veines, une certaine rage même… Je suis enragé, j’ai vaincu.

En 2006, dans son album Pieds nus sur la braise, le groupe breton Merzhin a décrit cet « amour mal consumé ». Mais là, c’est la clope qui a le dernier mot, laissant à l’homme les derniers maux…