2016 en 16 tweets

L’année 2016 touche à sa fin. Une année placée sous le signe du 49-3, de la folie Hanouna et de la renaissance du Stade Brestois. Entre autres.

Si jamais vous êtes passé à côté et que vous n’avez rien vu, voici une petite sélection totalement subjective des meilleurs tweets, du 1er janvier au 31 décembre 2016.

Grosse actualité début janvier. Il pleuvait.

Triste année pour le cinéma. En 2016, Star Wars aura perdu R2-D2 et la Princesse Leia, les Gendarmes ont vu s’en aller l’adjudant Gerber et Madame Cruchot, le Professeur Rogue d’Harry Potter a disparu, et Kev Adams a coécrit le scénario d’un long-métrage. Très très triste année.

D’autant plus que 2016 a duré 366 jours. Et personne n’avait pensé à prévenir Matt Damon.

Du grand écran au petit, il n’y a qu’un pas. Grosse révolution avec le passage en tout HD. Ça veut dire que les programmes diffusés sont de meilleure qualité. Enfin, l’image. Pas forcément le contenu…

En politique cette année, on a eu le droit à pas mal de choses marrantes Lire la suite

La promo 20

Un peu après avoir fêté ses 20 ans, l’ISEN Brest saluait sa 20ème promotion d’étudiants diplômés. C’était le 7 octobre dernier. Vendredi 7 octobre 2016.

Cette journée aura été l’occasion de se revoir encore une fois, ensemble. Pour la suite il s’agira, selon les conseils d’Octave Klaba, parrain de cette promo, de toujours « garder son enthousiasme » et de « vivre ses projets avec passion. » Sacré programme !

Promo 20, je me permets de te tutoyer : on se connait bien, maintenant. Je ne suis pas nostalgique et je ne vais pas pleurer en restant sur place, le regard fixé dans le rétro. Mais sache, promo 20, que tous les souvenirs que je partage avec toi resteront gravés en moi : les heures passées en salle de DS, le confort des chaises de l’amphi 2, les after-works au Dub, les TP tournants de chimie, les après-midi de tournage de courts-métrages, les soudages de cartes électroniques, les soirées à l’ISEN, les soirées pas loin de l’ISEN, et même depuis 2-3 ans les soirées pas à l’ISEN, la rue de Siam, ses nuits d’ivresse, la rade, le port, ce qu’il en reste, le vent dans l’avenue Jean Jaurès (tonnerre, tonnerre…)

Promo 20, je pourrais te quitter en citant Lire la suite

Les Wasa’bees à la conquête de l’Argentine

Après avoir rencontré la 4L Breizh Wings, le club ciné Moviezen et le candidat parodique Le Brian, je me tourne aujourd’hui vers la mer. On embarque à bord d’un dériveur piloté par Cassandre à la barre et Aloïse au trapèze, au sein d’un tout jeune duo sportif : les Wasa’bees.

Mattéo – Les Wasa-quoi ?

Aloïse – Les Wasa’bees ! C’est un mélange entre le surnom que nous donne notre entraîneur sur l’eau (les abeilles en anglais) et le nom de ce condiment au goût épicé originaire du Japon, qui est la destination de notre ambition principale : les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 !

Mattéo – Et voilà ! Un beau programme !

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Avant de revenir plus en détail sur leurs objectifs, évoquons un peu le contexte, et la naissance des Wasa’bees en septembre 2015. Pour ceux qui ne connaissent pas l’amer, le wasabi, c’est plutôt épicé. Et pour ceux qui connaissent mal la mer et ses sports, le 470 est une embarcation de 4,70 m de long, avec trois voiles (une grand-voile, un foc et un spi), et conçue pour deux équipiers. Aux Jeux Olympiques, l’épreuve de 470 existe depuis 1976 pour les hommes (à Séoul), et 1988 pour les femmes (à Kingston, sur le lac Ontario, la classe !) Et c’est donc à Tokyo que les Wasa’bees comptent briller en 2020. Comment en êtes-vous arrivées là ?

Les Wasa’bees – Nous avons toujours été en contact avec l’environnement marin, et notre passion commune pour la voile s’est très vite imposée. Tout a commencé avant l’âge de 10 ans en Optimist, et de fil en aiguille, nous sommes ensuite passées à la classe supérieure, le 470, en entrant au Pôle France, chacune avec une partenaire différente.

Mattéo – Vous y avez en effet un beau palmarès : Vice-championne d’Europe Junior et Double Championne du Monde Junior (-21 ans), ainsi que 15ème au Championnat d’Europe Senior pour Aloïse ; 7ème au classement Mondial, 5ème au Championnat d’Europe Senior et Championne de France Elite pour Cassandre. Pourquoi pas les Jeux Olympiques de Rio cet été alors ?

Les Wasa’bees – L’équipe de France n’a le droit qu’à un seul équipage pour les JO. Nous sommes l’équipage suppléant pour les Jeux de 2016, nous attendons notre tour pour 2020 ! Lire la suite

Bon an, mal an

brest-bonne-annee-2016

« Bonne année ! » « Et surtout bonne santé, parce que c’est important la santé ! » 1er janvier 2016. Partout. Tout le monde. Les vœux tombent. Et c’est pas fini, parce que la tradition veut qu’on en ait le droit jusqu’à la fin du mois. En ce qui me concerne, à l’instant où vous lisez ces lignes, ces vœux ont déjà été écrits il y a plusieurs heures (voire plusieurs jours, ça dépend surtout de vous, en fait…) Au moment où ces vœux sont publiés sur mon site, je dois être quelque part (je ne sais où), en mode « réveillon » ou en mode « pas-réveillé »… Ô joie des publications WordPress automatisés ! Ô tristesse de ce monde réglé, sans spontanéité !

Manque de spontanéité, car je ne suis pas voyant (peut-être quand même extra-lucide), mais je peux vous donner le contenu des meilleurs vœux de nos chers politiques sans les avoir vus ! Chez nos amis Mélenchon, Hollande, Sarko, Le Pen (quarté dans le désordre) Bayrou (pour avoir le quinté) Valls et Juppé (en cas de non-partant)… J’aurais pu citer un écolo aussi, mais un 1er janvier au petit matin, en reste-t-il seulement, un dernier vert ? Flûte ! (haha !) Bref, tous nos amis nous souhaiteront surement « une belle année 2016, qui sera importante pour nous tous… » (Oui, comme tous les ans…) Et surtout… « Surtout une belle année 2016 qui sera la dernière ligne droite avant les enjeux majeurs de 2017 ! » Ça y est ! C’est balancé ! 2016 débute à peine, et je suis prêt à parier que nombreux sont ceux qui se voient déjà en 2017.

L’année passée aura connu une atmosphère assez particulière. Montée du terrorisme, adhésion massive aux idées des extrémismes, et pour clôturer le tout, un nouveau débat sur la déchéance de nationalité… Les terroristes français seraient « favorisés » par rapport aux terroristes binationaux ? Un terroriste n’est-il pas un monstre ? Et un monstre a-t-il besoin de revendiquer une nationalité ? Beaucoup de questions se posent et le malaise se ressent chez les personnes ayant la double nationalité, ainsi qu’à l’étranger (Ave Italia !)…

Beaucoup de questions…

Énormément de questions sans réponse, en 2015 ! Jusqu’où peut-on caricaturer sans danger ? Est-ce que Jon Snow reviendra ? La crêpe de blé noir de Basse-Bretagne est-elle meilleure que la galette de Haute-Bretagne ? (Ici, la réponse est clairement oui.) Où est Charlie ? Doit-on dire « pain au chocolat » ou « chocolatine » ? Doit-on écrire « autant pour moi » ou « au temps pour moi » ? Un mi-grand est-il plus petit qu’un autochtone ? Lire la suite

2015 dans le rétro (partie 2)

Si vous avez raté la première partie de cette rétro 2015, pas de soucis, elle est toujours ici ! Ou bien . Ou encore  si vous préférez. Mais bon, trois liens différents pour pour tomber sur la même page, c’est pas super ergonomique. Si j’osais, je dirais même que ce n’est pas très Charlie…

Le premier semestre 2015 aura donc vu s’ériger des Charlie contre le terrorisme, des barrages contre la grande marée, et des plantes vertes contre les problèmes d’orthographe… (C’est une version très synthétique, je l’admets.) Nous sommes ensuite entrés dans la seconde partie de l’année : le mois de juillet et ses températures caniculaires.

OK, bon, là c’était le tout début de l’été. Il a fait bien meilleur après. Croyez-moi.

Pendant ce temps-là, à la FIFA…

IL PLEUVAIT DES BILLETS !!! Et voilà, en Suisse aussi, il pleuvait cet été ! Ce n’était donc pas seulement à Brest.

Et puis, il faut bien que les têtes dirigeantes de la FIFA s’occupent un peu. L’été dernier, il y avait la Coupe du Monde au Brésil. L’été prochain, il y aura l’Euro en France. Mais en attendant, il faut que tous ces gens s’amusent un peu pendant les années impaires. Donc, ils organisent des p’tites conférences pendant lesquelles ils balancent quelques milliers d’euros par les fenêtres, il se font des élections encore plus truquées qu’à l’UMP et que chez les Russes, et ils s’offrent des primes pour récompenser leurs « petits boulots » réalisés quelques années auparavant. Beau programme. Ça me donne presque envie de voter pour Platini aux présidentielles de 2017.

Enfin bref. Retour à Brest. Lire la suite

2015 dans le rétro (partie 1)

Il y a un an, nous avions fait le tour de 2014 ici-même. Je vous avais offert une traversée de l’année telle que je l’avais vue, à partir d’une sélection de tweets. Je vous propose donc maintenant de vous replonger tout au long de l’actualité de cette année 2015. La première partie concerne les six premiers mois de l’année. Un retour chronologique sur le premier semestre 2015, tel que je l’ai vécu, en passant par tous les états ! Vous êtes prêts ? Alors, suivez-moi !

L’année a commencé de la pire des manières. Une terrible série d’attentats a bouleversé la France, et le monde…

Des hommes et des femmes ont perdu la vie de la façon la plus injuste qui soit. Mais après le deuil, les humains se sont relevés face au barbares. Des rassemblements se sont organisés spontanément un peu partout pour défendre la liberté d’expression. On l’appellera « l’esprit du 11-janvier »…

La vie a repris son cours, avec l’envie encore plus forte de rire de tout (et surtout de nos chers politiques) : inversion de la courbe de popularité de Hollande contrairement à la courbe du chômage, galette des rois à Levallois-Perret chez les Balkany, etc.

Le sport nous a fait vibrer. Lire la suite

Coups de cœur 2015

Ça pourrait devenir une habitude : en fin d’année, je partage mes coups de cœur des douze derniers mois. En 2014, je vous avais embarqué du Québec à la Jamaïque pour vous faire découvrir les films et musiques qui avaient rythmé mon année. Restons donc dans la Cité du Ponant aujourd’hui : il y a tant de choses à y découvrir ! Nos cinéastes locaux, nos éditorialistes youtubeurs ou encore nos chanteurs à succès n’ont pas manqué de donner un peu de couleurs à ces temps marqués par des événements tragiques. La culture, la joie, la musique et les découvertes nous ont permis, en 2015 plus que jamais, à Brest comme ailleurs, de nous évader !

Les voiles de l'Hermione sur le ciel bleu de Brest, soirée du 16 août 2015

Les voiles de l’Hermione sur le ciel bleu de Brest, soirée du 16 août 2015.

 

Le roman.

Un peu de lecture pour commencer, avec « Baraque O’Mama ». Il n’est pas sorti en 2015, mais ce n’est que cette année que j’ai eu l’occasion de la découvrir. Et ce roman policier (car il s’agit d’un roman policier) (sinon je ne l’aurais pas mentionné) (enfin bref) nous plonge directement dans le Brest des années 1970. Et c’est justement ça qui est cool ! Parce que le Brest de la Seconde Guerre Mondiale, on connait déjà presque par cœur… Mais si, rappelle-toi (Barbara), il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là ! C’était plus vieux. Et puis le Brest d’aujourd’hui, on le connait bien aussi. D’où mon intérêt particulier pour ce Brest des années 70, que je n’ai pas connu.

On voyage dans le temps, de chapitre en chapitre, un coup dans le présent à chercher les indices du passé, et un coup dans cette époque révolue. « Brest la Rouge » là où le communisme, pendant ses grandes heures, et catholicisme traditionnel breton cohabitaient au milieu d’une ville totalement reconstruite. Totalement ? Non, pas tout à fait. Dans certains quartiers, au début des années 1970, on vivait toujours dans les baraques, ces constructions « provisoires » qui avaient relogé des milliers de Brestois au lendemain de la guerre. « C’était pas le paradis, mais c’était pas la misère non plus… » Des baraques du Bouguen aux Ateliers des Capucins, le commissaire Cabioch se replonge dans sa toute première enquête brestoise.

Mais toute cette histoire appartient au passé. Et comme dirait Ernest Renan, « le passé n’est qu’un préambule. » Quittons donc le passé, sortons du préambule, et revenons à l’ère du web… Lire la suite

Brest la grise

Après mon arrivée à Brest, j’ai quitté le Vauban, et je me suis installé au port de commerce.

Cette année-là, l’été prit fin avec le mois de septembre… L’automne arriva et s’installa trois mois, un an, cinq ans… Le ciel n’était pas forcément gris, mais moi je l’étais… Comment refaire entièrement sa vie sans douter ? Le tabac, l’alcool et les jeux complétaient mes journées. Me rassuraient. Me nourrissaient.

Brest-port-brouillard - Copie

Pour vivre, j’avais tout l’argent que je voulais. Souvenir douloureux d’une vie antérieure. Et justement, ça ne pouvait pas me rendre heureux. Longues balades sans but sur le port. Le gris des bâtiments, le gris du bitume, le gris des bateaux, le gris du ciel, le gris de la mer, le gris des gens… J’étais les gris de Brest. L’aigri de Brest.

Par ses couleurs politiques, elle fut longtemps surnommé « Brest la Rouge » ! Brest, la révoltée, l’insoumise. Par ses constructions d’après-guerre, on l’appela « Brest la Blanche » ! Bâtiments bétonnés et peints en blanc, au plus rapide. C’était moderne, c’était beau, c’était les années 50, les années 60. Et progressivement, tout s’est terni. Brest était grisante, Brest s’est grisée.

Dans la fin des années 90, je n’étais plus qu’une ombre. Et je me fondais dans le brouillard et la grisaille de la ville, je me morfondais. Les jours de beau temps, je ne les voyais plus. Chez moi, tout était gris. Toujours gris.

Brest-brouillard

Grosse période de déprime. Je luttais contre la dépression, de bar en bar, en enchaînant les pressions. Lire la suite

Le Brian candidat

C’est l’événement politico-médiatique de ce mois d’octobre 2015 en Bretagne. Le Ministre Jean-Yves Le Brian présente sa candidature aux élections régionales de décembre 2015, et il s’exprime en exclusivité chez Mattéo Fonzatti. Rencontre dans un petit bar brestois, entre une blonde et une brune. (Je parle de bières, bien sûr.)

lebrian-twitter

Créé cet été par deux jeunes Bretons, le compte Twitter parodique de l’homme politique se lance dans une campagne électorale pleine d’humour et de dérision. Toutes les réponses que vous avez toujours voulu connaître aux questions que vous n’avez jamais voulu poser (par manque de temps, ou d’envie, peu importe), et bien, c’est ici.

Mattéo – Bonsoir Jean-Yves.

Jean-Yves – Bonsoir Mattéo.

Note de la rédaction : OK, j’avoue… Ça, ce n’était pas vraiment une question. Mais c’est important de trouver les bons mots pour débuter correctement une interview. C’est une question de respect. Parlons-en, du respect : c’est un thème récurrent dans les tweets de JY…

Mattéo – Je vous laisse vous présenter aux lecteurs. Comment vous définiriez-vous, Jean-Yves ?

Jean-Yves – En plus d’être néophyte sur Twitter, j’aime l’humour et la Bretagne : je suis un amateur de Vannes, en quelque sorte. Et quand j’ai un peu de temps, je fais aussi de la politique. Actuellement, par exemple, je suis membre du Gouvernement et je vise la Présidence de la Bretagne.

Mattéo – Justement, par rapport au cumul des mandats…

Jean-Yves – Tututut ! Lire la suite

Chambre 206, hôtel Vauban

Tout juste déposé dans cette ville par le Paris-Brest, je me meus à contre-courant. Tandis que beaucoup de voyageurs se dirigent vers le centre-ville, je vais de l’autre bord, pour contempler le port. Lourdes valises posées à mes pieds, j’admire ma nouvelle terre d’accueil. Lourdes valises se formant sous mes yeux, il faut que je trouve un logement avant que le sommeil ne me cueille.

Demi-tour. Direction le kreiz-kêr (le centre-ville en breton, m’apprend-on). Du franco-breton sur tous les panneaux ! Ça changera de l’italo-sicilien. Sur mon chemin, l’hôtel Vauban m’ouvre ses portes. Je m’y arrête. Vais-je trouver facilement une chambre de libre en ce mardi, au milieu de l’été ? Je resterai sans doute plusieurs nuits ici. Echange sympathique à l’accueil, il faut dire que je maîtrise le français de mieux en mieux.

Brest-hotel-vauban

On me confie la chambre 206. Décorée à l’écossaise avec goût, cette chambre sera, une dizaine d’années plus tard, investie par Jane Birkin et Christophe Miossec le temps d’un flirt. J’allume une clope. Elle grille doucement tandis que mon regard se perd par la fenêtre, dans la rade de Brest. Je suis crevé, mais je crève d’envie de visiter le port…

Me voici donc face à la mer. Quelques chalutiers rentrent d’une journée de pêche ensoleillée. Un afflux de vacanciers débarque. C’est l’Enez Eussa III qui revient de sa virée à Ouessant. Les enfants sont ravis, les parents sont heureux. Et moi, je suis tout seul, au bord du quai. Mais je me sens incroyablement bien.

Port de commerce, un petit pub irlandais a ouvert ses portes il y a tout juste un an. The Tara Inn. J’y entre. Cette sensation de découverte m’émerveille toujours autant. En m’approchant du comptoir, Lire la suite