Couleurs primaires

« Alors les enfants, quelles sont les trois couleurs primaires ?

— Facile ! Ce sont le bleu, le rose et le vert !

— Et oui ! Bien joué, les enfants ! »

Scène de vie tout à fait classique dans la classe de CE2 de Mme Fontana que nous avions déjà rencontré dans « Redoubler la primaire ». Vous connaissez maintenant plusieurs élèves de cette classe (Nicolas, les François, Marine et les autres…) et vous n’êtes pas sans savoir que l’élection du délégué de classe approche à grands pas. Depuis notre dernière rencontre avec les élèves, deux pré-élections ont eu lieu dans des groupes de copains de la droite, du centre et de la gauche de la salle de cours.

Mais revenons d’abord un instant sur ces trois couleurs primaires :

Le vert : ça peut paraître assez surprenant comme ça, mais c’est une couleur primaire. Un groupe de copains de notre classe de CE2 représentait cette couleur. Mais cette année, ce n’était pas du Joly ! (Admirez au passage la qualité de ce jeu de mots) Ils se présentaient au nombre impressionnant de deux. Et c’est Yannick qui a gagné. On ne sait pas trop comment à vrai dire puisque personne ne le connaissait dans la classe. Personne : en haut, en bas, à gauche, à droite, personne ne connaissait Yannick.

Image rare de Yannick Jadot, représentant des Verts.

Image rare de Yannick Jadot, représentant des Verts.

Le rose : une couleur primaire avec beaucoup de nuances cette année. On y reviendra un peu plus tard, je vous le promets.

Le bleu : s’il y a bien une couleur qui a étonné tout le monde dernièrement, c’est celle-ci ! « Depuis quand le bleu est une couleur primaire ? Rien ne va plus… » A plusieurs endroits de la classe, nombreux étaient ceux qui pensaient qu’Alain était celui qui allait représenter les élèves de la droite et du centre de la classe à l’élection du délégué. Et d’ailleurs, personne n’imaginait non plus que c’était le cancre Donald qui serait devenu délégué de la classe voisine (la fameuse classe de l’oncle Sam). Personne, surtout pas le journal de l’école qui avait fait campagne pour que ce soit sa concurrente qui soit élue, concurrente qui était elle-même la petite copine d’un garçon qui avait été élu délégué il y a quelques années, enfin bref, c’est compliqué.

Il y a donc eu pas mal de bleus Lire la suite

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Redoubler la primaire

En septembre dernier, la « rentrée déclasse » avait fait quelques victimes. Il semble donc normal que cette année les bulletins soient mauvais et que les primaires redoublent.

Si on traverse l’Atlantique, on se rend compte que ce sont les bulletins de santé qui tombent. Et ils vont tous très bien. (*)

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(* offre soumise à conditions)

 

Là, c’est précisément le paragraphe de l’article dans lequel je suis censé évoquer la situation française.  D’un côté, il y aurait la « primaire ouverte de la droite et du centre » qui n’a d’ouverte que le nom et qui est plutôt à droite qu’au centre. De l’autre côté, il y aurait la primaire-de-la-gauche-mais-on-ne-sait-pas-encore-trop-comment-ça-va-se-passer, ou alors la primaire des gauches, ou encore les primaires d’un peu tous ceux qui veulent devenir Président à gauche mais qui, faute d’argent ou de soutiens, ne deviendront pas candidats, parce que, mine de rien, on est dans une démocratie ou il faut pas mal d’argent et de soutiens pour pouvoir soumettre ses idées – bonnes ou (très) mauvaises – au vote des citoyens. Vous voyez l’idée ?

Pour tout vous dire, je n’ai pas vraiment envie de me plonger plus profondément là-dedans.

Alors je vous propose autre chose. Je vais vous parler d’une vraie primaire. Pour être précis, il s’agit de la classe de CE2 de Mme Fontana. Les réformes de l’Education Nationale étant passées par là, il y a beaucoup d’élèves dans cette classe…

En voici quelques-uns : tout à droite, près du radiateur, on trouve les inséparables Marine et Florian. Ils considèrent qu’ils sont les élèves les plus attachés à leur classe, mais ils n’aiment pas leur institutrice, et voudraient la changer. A côté d’eux est assis Nicolas. Enfin non, il n’est pas assis. Il est debout. Depuis qu’il est parti dans son délire « debout la classe », plus personne n’arrive à le faire s’asseoir. Toujours dans la partie droite de la salle, on trouve le petit Nicolas, ancien délégué de classe, toujours en train de lire les aventures d’Astérix le Gaulois. Il est entouré par sa bande de « copains » : Alain, Nadine, Nathalie, Jean-François, François et Bruno pour ne citer qu’eux.

Tout au milieu de la classe, il y a François et Jean-Christophe. Il y avait aussi Robert, mais il vient d’être viré après avoir montré son zizi à la maîtresse :/

Un peu plus à gauche, un troisième François (ça devait être l’année des F). Celui-ci est l’actuel délégué. Il est entouré de ses amis Manuel, Ségolène, Jean-Marc, Jean-Yves, etc. Pour être honnête, depuis quelques temps, c’est plutôt Manu qui est devenu le chef de la bande. On peut noter que Jean-Yves n’est pas souvent en classe, car il est aussi inscrit au CNED, et beaucoup d’élèves lui reprochent ce cumul. Le petit Emmanuel était assis à côté d’eux, mais Lire la suite

Rentrer déclasse

C’est la rentrée. Et Yoann Gourcuff n’a toujours pas de club. (Mais ça, beaucoup de gens s’en footent.)

J’ai constaté que les deux articles que vous avez plébiscités ici, jusqu’à présent, sont les Oscours et les Chroniques du Bout du Monde. Soit. Vous aimez donc la politique et la musique. Je vous en remercie, vous allez être (re)servis !

Vient donc la fin de l’été. Et l’occasion pour moi de vous proposer cet édito, dans lequel je médite haut, et fort. Je ne médis pas contre l’été, même si on a eu du mal à le trouver. A Brest, certains cherchent toujours un temps mieux, et d’autres (malins) sont partis, tant mieux !

Chez nos chers politiques, ce fut un été agité… Et donc un été à JT. Puisque maintenant tous les médias reprennent en boucle le moindre pas de travers. Ou de travert. Parlons-en, des Verts ! La définition du pessimisme étant de voir le Vert à moitié vide.

En septembre 2013, le joyeux Noël Mamère quitte le navire d’EELV. Qui aurait pu penser que le départ de ma mère eût des effets père vert ? Pour promouvoir son nouveau bouquin « Ecologie ou gauchisme, il faut choisir » François de Rugy claque la grande porte du parti écolo français. A mon avis, il vient surement de trouver la réponse à la question qu’il posait dans son bouquin précédent : « À quoi peut bien servir un député écolo ? » A rien sans doute. Et c’est pour cela qu’il se Coupe du Monde, de Rug(b)y.

De Rugy : retourner sa veste, toujours du bon côté

De Rugy : retourner sa veste, toujours du bon côté

Et le mieux placé pour le suivre porte bien son nom. Jean-Vincent Placé se verrait bien, dit-on, en ministre socialiste. Fin du parti écolo pour lui aussi. Et fin du parti écolo tout court ? Le parti de Cosse s’écosse, c’est la fin des haricots, les carottes sont cuites, les petits pois sont rouges, hé pinard ! Pour votre santé, mangez cinq fruits et légumes par jour. EELV a la gueule de bois en cette rentrée… Europe-Ecologie Les Verres. Finalement, c’est peut-être mieux que d’avoir la langue de bois de tous les autres partis.

Quand on vire à tribord, c’est la Marine. Lire la suite