Une journée télé féérique

Brest, samedi 19 novembre 2016.

Projet très attendu pour certains, très décrié pour d’autres : le téléphérique brestois ne laisse pas indifférent, et c’est durant cette journée d’automne qu’il a officiellement été inauguré.

Imaginé sérieusement à partir de 2011, le téléphérique a été envisagé dès 2003 par les Goristes, chansonniers visionnaires de la Cité du Ponant, dans leur hymne au tramway (ouais, ouais, ouais !) :

« Pourquoi pas un téléphérique *rik rik* de la route de Paris à celle du Conquet,
avec plein d’ascenseurs hydrauliques comme stations pour les passagers,
boulevard Jean Moulin, des tire-fesses, et dans la Penfeld des ferry-boats […] »

« Le tramway » , Les Goristes, 2003.

C’est finalement entre Jean Moulin et les Capucins que les cabines vont survoler la Penfeld, mais l’idée était déjà bien là.

 

H moins quelques heurts

Des skieurs étaient attendus de bon matin aux abords de la télécabine. Ils y étaient. Bon pied, bon œil. Et pompiers bon œil, aussi. Quelques pompiers sont en effet venu manifester pour le maintien de leur restaurant professionnel. A proximité de l’une des stations, ils en ont profité pour créer une piste de ski urbaine. Du coup, le courant passait plutôt bien entre skieurs et manifestants.

Mais comme un mauvais effet boule de neige, le courant a sauté un peu avant 10 heures. Juste au moment où l’inauguration devait avoir lieu. La ministre de l’environnement, Ségolène Royal, et le maire de la ville, François Cuillandre, ne se sont pas démonté pour autant et ont tenté de faire repartir la bécane de façon manuelle, à l’ancienne…

Sans effet, puisque le service est resté indisponible pendant Lire la suite

Escale à Brest 2016

Le rendez-vous a lieu tous les quatre ans : dans la rade de Brest, sur les quais du port, sur les rives de Penfeld. La cité du Ponant s’anime joyeusement pendant une semaine et accueille plus d’un millier de voiliers parmi les plus beaux du monde.

Boum ! Boum ! Boum ! La fête s’ouvre au son des coups de canon tirés à l’arsenal. Tonnerre de Brest !

 

Oh mon bateau !

« Tu es le plus beau des bateaux. Et tu me guides sur les flots. […] »

La star de la fête, c’est l’Hermione. De retour à Brest après son escale en été 2015 quand elle rentrait de sa campagne américaine, la réplique de la frégate de La Fayette est ovationnée lors de son arrivée, puis est visitée chaque jour par plus de 3000 curieux, Lire la suite

Big Brother

Début janvier. Brest.
Des dizaines de milliers de personnes sont dans la rue. Place de la Liberté. Pour nos libertés de penser, de s’exprimer.

Début mai. Brest.
Ce même lieu est renommé « Place de la Liberté Surveillée ». Une loi est passée. La loi renseignement. Big Brother is watching you.

 

« Liberté de penser, une idée dépassée.
D’l’énergie dépensée et un manque à gagner.
La pensée collective habilement dirigée
A eux l’initiative, à nous d’obtempérer. »

Pour lutter contre le terrorisme, la criminalité et la délinquance organisée notamment, le Gouvernement pourra surveiller les transmissions de données grâce à des systèmes de « boîtes noires » placées chez les fournisseurs d’accès à Internet. Lire la suite

L’écho de soleil

brest-15avril2015

Plusieurs jours d’affilée sans la moindre goutte de pluie sur Brest. Un grand ciel bleu surplombe la cité du Ponant. Et le thermomètre grimpe. 26°C. 27°C. 28°C… Plutôt sympa ce 15 août. Comme dans la chanson des Goristes en fait :

Le 15-août après-midi, qu’elles sont belles nos gonzesses,
Quand elles dévoilent en partie leur poitrine, leurs cuisses, leurs fesses,
Débardeurs, shorts et « mini » sont de sortie, c’est ravissant !
Dans Brest ce couplet retentit : le soleil a du talent !

A Brest, dit-on, y’ a deux saisons, celle ou il pleut peu et très longtemps,
et l’autre la petite mousson, il pleut beaucoup mais pas souvent.
Entre les deux il y a du crachin, le seul jour ou il tombe pas une goutte,
c’est quand l’été bat son plein, l’après-midi du 15-août.

– Les Goristes, Le Soleil A Du Talent (2003)

Sauf qu’on est en avril. Lire la suite

Lettre à Liliane

Ma chère Liliane,

Avant tout, permets-moi de te tutoyer. Fais comme si l’on se connaissait bien. Même si tu ne me reconnais plus. Es-tu toujours capable de reconnaître quelqu’un, au fait ? Même ta famille n’y croit pas. Ou ne veut pas y croire. Histoires de pognon. Ils préfèrent te placer sous tutelle. Pour être rassurés. Sûrs que tu ne donneras pas tes sous à n’importe qui.

Et non, ce n’est pas facile d’être la femme la plus riche du monde. Surtout à plus de 90 ans. Mais tu es plutôt bien conservée pour ton âge. On t’en donnerait moins. Si seulement, toi, tu pouvais nous en donner plus… Je ne parle plus de l’âge, je suis revenu aux sous.

Te souviens-tu au moins de François-Marie et du petit Nicolas ? Il parait qu’ils sont venus te voir assez souvent pour récupérer un petit billet. Qu’as-tu reçu en échange ? Rien. Ah, si… Ton nom a été traîné dans la boue. Ta famille s’est brisée. Partout, on s’est moqué de toi et de ta sénilité. Même moi. Quand il s’agit de se moquer, tu dois savoir que je ne suis pas le dernier. Mais tu oublieras me pardonneras, comme tu le fais chaque fois.

Ma chère Liliane, si je t’écris cette lettre aujourd’hui, ce n’est pas pour rien. Ce n’est pas mon genre d’écrire juste pour prendre des nouvelles. C’est tout simplement pour te demander encore une fois un petit peu d’argent.

Parce que je le vaux bien.

MF