Bon an, mal an

brest-bonne-annee-2016

« Bonne année ! » « Et surtout bonne santé, parce que c’est important la santé ! » 1er janvier 2016. Partout. Tout le monde. Les vœux tombent. Et c’est pas fini, parce que la tradition veut qu’on en ait le droit jusqu’à la fin du mois. En ce qui me concerne, à l’instant où vous lisez ces lignes, ces vœux ont déjà été écrits il y a plusieurs heures (voire plusieurs jours, ça dépend surtout de vous, en fait…) Au moment où ces vœux sont publiés sur mon site, je dois être quelque part (je ne sais où), en mode « réveillon » ou en mode « pas-réveillé »… Ô joie des publications WordPress automatisés ! Ô tristesse de ce monde réglé, sans spontanéité !

Manque de spontanéité, car je ne suis pas voyant (peut-être quand même extra-lucide), mais je peux vous donner le contenu des meilleurs vœux de nos chers politiques sans les avoir vus ! Chez nos amis Mélenchon, Hollande, Sarko, Le Pen (quarté dans le désordre) Bayrou (pour avoir le quinté) Valls et Juppé (en cas de non-partant)… J’aurais pu citer un écolo aussi, mais un 1er janvier au petit matin, en reste-t-il seulement, un dernier vert ? Flûte ! (haha !) Bref, tous nos amis nous souhaiteront surement « une belle année 2016, qui sera importante pour nous tous… » (Oui, comme tous les ans…) Et surtout… « Surtout une belle année 2016 qui sera la dernière ligne droite avant les enjeux majeurs de 2017 ! » Ça y est ! C’est balancé ! 2016 débute à peine, et je suis prêt à parier que nombreux sont ceux qui se voient déjà en 2017.

L’année passée aura connu une atmosphère assez particulière. Montée du terrorisme, adhésion massive aux idées des extrémismes, et pour clôturer le tout, un nouveau débat sur la déchéance de nationalité… Les terroristes français seraient « favorisés » par rapport aux terroristes binationaux ? Un terroriste n’est-il pas un monstre ? Et un monstre a-t-il besoin de revendiquer une nationalité ? Beaucoup de questions se posent et le malaise se ressent chez les personnes ayant la double nationalité, ainsi qu’à l’étranger (Ave Italia !)…

Beaucoup de questions…

Énormément de questions sans réponse, en 2015 ! Jusqu’où peut-on caricaturer sans danger ? Est-ce que Jon Snow reviendra ? La crêpe de blé noir de Basse-Bretagne est-elle meilleure que la galette de Haute-Bretagne ? (Ici, la réponse est clairement oui.) Où est Charlie ? Doit-on dire « pain au chocolat » ou « chocolatine » ? Doit-on écrire « autant pour moi » ou « au temps pour moi » ? Un mi-grand est-il plus petit qu’un autochtone ? Lire la suite

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2015 dans le rétro (partie 1)

Il y a un an, nous avions fait le tour de 2014 ici-même. Je vous avais offert une traversée de l’année telle que je l’avais vue, à partir d’une sélection de tweets. Je vous propose donc maintenant de vous replonger tout au long de l’actualité de cette année 2015. La première partie concerne les six premiers mois de l’année. Un retour chronologique sur le premier semestre 2015, tel que je l’ai vécu, en passant par tous les états ! Vous êtes prêts ? Alors, suivez-moi !

L’année a commencé de la pire des manières. Une terrible série d’attentats a bouleversé la France, et le monde…

Des hommes et des femmes ont perdu la vie de la façon la plus injuste qui soit. Mais après le deuil, les humains se sont relevés face au barbares. Des rassemblements se sont organisés spontanément un peu partout pour défendre la liberté d’expression. On l’appellera « l’esprit du 11-janvier »…

La vie a repris son cours, avec l’envie encore plus forte de rire de tout (et surtout de nos chers politiques) : inversion de la courbe de popularité de Hollande contrairement à la courbe du chômage, galette des rois à Levallois-Perret chez les Balkany, etc.

Le sport nous a fait vibrer. Lire la suite

Etat d’urgence

Tout va bien. Ce mois de novembre est doux. L’été indien se prolonge encore un peu. Tiens ! Il y a un match de foot à la télé, ce soir. Un amical : France-Allemagne. On a intérêt à les battre ! Rien que pour le plaisir de battre les champions du monde en titre. On est vendredi 13, ça peut nous porter chance !

Tout va bien. Tiens ! Une détonation ! Sans doute un pétard aux abords du stade… Et encore un autre ! Ça doit être des gros pétards alors ! Ou de l’orage. Mais ça n’a pas été signalé à la télé. Fred Calenge aurait fait un point météo. Non, il a seulement parlé de l’état de la pelouse. En très mauvais état, d’ailleurs ! Il y a même des cailloux dedans, honteux !

Tout va toujours bien. Tu regardes le match comme si de rien n’était. Ça tombe plutôt bien : on gagne. Mais à quelques minutes de la fin, on t’annonce une catastrophe. Même pire. On ne sait pas encore vraiment ce qui se passe. « Une édition spéciale suivra ce match… » On t’apprend que Paris se fait attaquer. Et tu restes, stupéfait, devant la télé. Des fusillades ont éclaté dans la capitale, des kamikazes se sont fait sauter à Saint-Denis, une prise d’otage est en cours dans une salle de concert… La terreur. On t’annonce la guerre à la télé. En direct. Tout allait bien.

Les nouvelles tombent, les chiffres défilent, le bilan s’alourdit. Tu ne sais plus quoi dire, quoi penser. T’es là, devant ta télé, dans ton bar, ou à la terrasse de ton café. Et tu engranges toutes ces horreurs. Le Président arrive à l’écran. Il n’a pas l’air rassuré. Il est fébrile. Et les infos sont confirmées. Il y a déjà trop de victimes, mais le bilan est encore loin d’être définitif. On déclare l’état d’urgence.

« Instaurons l’état d’urgence
Des missions de reconnaissance
Ne restons plus sur nos défenses
Nos pavillons de complaisance
Engageons-nous dans la résistance
Donnons-nous encore une chance
Invoquons le droit d’ingérence
[…]
Dis-moi, à qui tu penses ?
A ceux qui n’ont pas eu la chance ?
A Lily, à Lilas, à Layla, à Lola
A Lily, à Lilas, à Layla, à Lola »

– Miossec, Le Stade De La Résistance

Et tu vas dormir, sans avoir sommeil. Sans savoir pourquoi. Sans savoir qui figure parmi les victimes. « Dis-moi, à qui tu penses ? » … Le lendemain, tu te réveilles avec un mal de crâne atroce. La gueule de bois. Et tu espères que tout ça n’était qu’un cauchemar. Mais la réalité te rattrape.

Quand tu ouvres les réseaux sociaux, tu constates d’abord la solidarité. Des anonymes prêts à ouvrir leurs portes à ceux qui en ont besoin, des avis de recherches qui circulent, des messages de soutien qui rappellent que l’Humanité est sensible. Lire la suite

Big Brother

Début janvier. Brest.
Des dizaines de milliers de personnes sont dans la rue. Place de la Liberté. Pour nos libertés de penser, de s’exprimer.

Début mai. Brest.
Ce même lieu est renommé « Place de la Liberté Surveillée ». Une loi est passée. La loi renseignement. Big Brother is watching you.

 

« Liberté de penser, une idée dépassée.
D’l’énergie dépensée et un manque à gagner.
La pensée collective habilement dirigée
A eux l’initiative, à nous d’obtempérer. »

Pour lutter contre le terrorisme, la criminalité et la délinquance organisée notamment, le Gouvernement pourra surveiller les transmissions de données grâce à des systèmes de « boîtes noires » placées chez les fournisseurs d’accès à Internet. Lire la suite

Degemer mat !

Ceci est un message à mes lecteurs, aux initiés et aux nouveaux venus. De la première heure, ou curieux de passage. Malins resquilleurs, embrouilleurs de barrages. Salut, bienvenue à bord !

Je suis Mattéo. Je suis Charlie aussi. Mais les gens m’appellent Mattéo. Mattéo Fonzatti. Enchanté. Degemer mat ! A défaut d’être dresseur de loulous, je suis au moins dynamiteur d’aqueducs. Même si on ne m’a jamais vu dans le Vercors, sauter à l’élastique. J’y suis passé pourtant, tout de suite en quittant l’Italie. Mais c’est en Bretagne que je me suis établi.

Ici, au fil des mots, je décline coups de cœur et coups de sang. Ce que j’aime, c’est ça, c’est ça, c’est ça qu’on aime vivre avec. Ce que j’aime moins, devenir styliste mais pour Eddy Mitchell, conjuguer bouillir au subjonctif pluriel, et faire les courses le samedi d’avant Noël… Je me révolte contre ceux qui nous gouvernent, et ceux qui le voudraient. Alors engageons-nous dans la résistance, donnons-nous encore une chance. Invoquons le droit d’ingérence. Rentrons en guerre d’indépendance !

Je vous livre aussi une partie de mon existence. Ce que je suis. Aet eo d’ar broioù pell, d’ur vro n’an’vezan ket. Aet eo d’ar broioù pell da c’hounit e vara. Kollet, kollet un deiz, an hini a garan. Ce que je pense. Que restera-t-il de ma course autour du Soleil. Que restera-t-il de toutes mes nuits sans sommeil. Que restera-t-il de moi ? Et même si on ne change pas (on met juste les costumes d’autres sur soi), je continuerai, malgré la pluie, glav, glav, glav. Vive ma liberté !

Je m’inspire librement de mes « idoles ». Bashung, Dion, Zebra, Servat, Oldelaf, Korbell, Soldat, Stivell, Hallyday, Miossec. Les lignes en italique sont leurs paroles. C’est bien d’hommage.

N’eo ket echu ! C’est pas fini ! (On vient à peine de commencer…) Bon voyage !

Kenaciao !

MF