Les Oscours 2017

C’est devenu une tradition, à mi-chemin entre les Oscars et les au-secours, les Oscours récompensent les meilleures prestations politiques de l’année écoulée. C’est d’ailleurs le cas de le dire, l’année est coulée. Au moins autant que le Titanic. Sauf que cette fois-ci, la mise en scène n’était pas de James Cameron. Ni de son homonyme David, ex-Premier Ministre britannique, occupé à écoper pour ne pas que son Royaume-Désuni prenne l’eau après avoir dit non à l’Europe.

De la comédie burlesque à la tragédie, du film d’auteur au succès de la toile, il y aura des Oscours 2017 pour tous les goûts. Et tout ce que je peux vous dire pour l’instant, c’est que cette édition pré-présidentielle ne va pas vous décevoir… Je déclare donc ouverte la troisième cérémonie des Oscours.

 

Le meilleur film de guerre

Ça a bombardé dans tous les sens. Toute l’année. Et il y a eu des morts. Avant même que Donald soit élu Président des Etats-Unis, je lui avais décerné à titre préventif l’Oscour 2016 du meilleur blockbuster américain. En novembre dernier, il a littéralement dégommé sa concurrente Hillary. C’était la première d’une longue série.

L’adaptation française de « House of Cards » a aussi fait énormément de victimes, à commencer par Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, qui avaient respectivement remporté l’Oscour 2015 du meilleur retour au premier rang et l’Oscour 2016 du meilleur espoir masculin. Une preuve de plus que je suis quelqu’un de visionnaire… Dommages collatéraux chez Jean-François « zéro-virgule-trois-pourcent » Copé et Jean-Frédéric Poisson également. Mais dans ce cas, c’était une mort beaucoup moins spectaculaire. Dans le show-biz, on appelle ça une « Marion-Cotillard ».

Dans un bon film de guerre, il y a des victimes dans tous les camps. On peut en déduire que ce film-là était particulièrement bon. En témoignent les décès politiques de Manuel Valls et Arnaud Montebourg. Ces combats primaires ont aussi fait mourir la carrière politique de Cécile Duflot. Finalement, on ne va pas s’en plaindre.

 

La meilleure comédie musicale

Changement de registre. Après Duflot, voici du flow. L’Oscour de la comédie musicale est décerné au Président François Hollande pour son interprétation remarquable de « J’ai décidé de ne pas être candidat » remixée par Khaled Freak.

Ça vous reste dans la tête, hein ? Lire la suite

Publicités

Couleurs primaires

« Alors les enfants, quelles sont les trois couleurs primaires ?

— Facile ! Ce sont le bleu, le rose et le vert !

— Et oui ! Bien joué, les enfants ! »

Scène de vie tout à fait classique dans la classe de CE2 de Mme Fontana que nous avions déjà rencontré dans « Redoubler la primaire ». Vous connaissez maintenant plusieurs élèves de cette classe (Nicolas, les François, Marine et les autres…) et vous n’êtes pas sans savoir que l’élection du délégué de classe approche à grands pas. Depuis notre dernière rencontre avec les élèves, deux pré-élections ont eu lieu dans des groupes de copains de la droite, du centre et de la gauche de la salle de cours.

Mais revenons d’abord un instant sur ces trois couleurs primaires :

Le vert : ça peut paraître assez surprenant comme ça, mais c’est une couleur primaire. Un groupe de copains de notre classe de CE2 représentait cette couleur. Mais cette année, ce n’était pas du Joly ! (Admirez au passage la qualité de ce jeu de mots) Ils se présentaient au nombre impressionnant de deux. Et c’est Yannick qui a gagné. On ne sait pas trop comment à vrai dire puisque personne ne le connaissait dans la classe. Personne : en haut, en bas, à gauche, à droite, personne ne connaissait Yannick.

Image rare de Yannick Jadot, représentant des Verts.

Image rare de Yannick Jadot, représentant des Verts.

Le rose : une couleur primaire avec beaucoup de nuances cette année. On y reviendra un peu plus tard, je vous le promets.

Le bleu : s’il y a bien une couleur qui a étonné tout le monde dernièrement, c’est celle-ci ! « Depuis quand le bleu est une couleur primaire ? Rien ne va plus… » A plusieurs endroits de la classe, nombreux étaient ceux qui pensaient qu’Alain était celui qui allait représenter les élèves de la droite et du centre de la classe à l’élection du délégué. Et d’ailleurs, personne n’imaginait non plus que c’était le cancre Donald qui serait devenu délégué de la classe voisine (la fameuse classe de l’oncle Sam). Personne, surtout pas le journal de l’école qui avait fait campagne pour que ce soit sa concurrente qui soit élue, concurrente qui était elle-même la petite copine d’un garçon qui avait été élu délégué il y a quelques années, enfin bref, c’est compliqué.

Il y a donc eu pas mal de bleus Lire la suite