Coups de cœur 2015

Ça pourrait devenir une habitude : en fin d’année, je partage mes coups de cœur des douze derniers mois. En 2014, je vous avais embarqué du Québec à la Jamaïque pour vous faire découvrir les films et musiques qui avaient rythmé mon année. Restons donc dans la Cité du Ponant aujourd’hui : il y a tant de choses à y découvrir ! Nos cinéastes locaux, nos éditorialistes youtubeurs ou encore nos chanteurs à succès n’ont pas manqué de donner un peu de couleurs à ces temps marqués par des événements tragiques. La culture, la joie, la musique et les découvertes nous ont permis, en 2015 plus que jamais, à Brest comme ailleurs, de nous évader !

Les voiles de l'Hermione sur le ciel bleu de Brest, soirée du 16 août 2015

Les voiles de l’Hermione sur le ciel bleu de Brest, soirée du 16 août 2015.

 

Le roman.

Un peu de lecture pour commencer, avec « Baraque O’Mama ». Il n’est pas sorti en 2015, mais ce n’est que cette année que j’ai eu l’occasion de la découvrir. Et ce roman policier (car il s’agit d’un roman policier) (sinon je ne l’aurais pas mentionné) (enfin bref) nous plonge directement dans le Brest des années 1970. Et c’est justement ça qui est cool ! Parce que le Brest de la Seconde Guerre Mondiale, on connait déjà presque par cœur… Mais si, rappelle-toi (Barbara), il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là ! C’était plus vieux. Et puis le Brest d’aujourd’hui, on le connait bien aussi. D’où mon intérêt particulier pour ce Brest des années 70, que je n’ai pas connu.

On voyage dans le temps, de chapitre en chapitre, un coup dans le présent à chercher les indices du passé, et un coup dans cette époque révolue. « Brest la Rouge » là où le communisme, pendant ses grandes heures, et catholicisme traditionnel breton cohabitaient au milieu d’une ville totalement reconstruite. Totalement ? Non, pas tout à fait. Dans certains quartiers, au début des années 1970, on vivait toujours dans les baraques, ces constructions « provisoires » qui avaient relogé des milliers de Brestois au lendemain de la guerre. « C’était pas le paradis, mais c’était pas la misère non plus… » Des baraques du Bouguen aux Ateliers des Capucins, le commissaire Cabioch se replonge dans sa toute première enquête brestoise.

Mais toute cette histoire appartient au passé. Et comme dirait Ernest Renan, « le passé n’est qu’un préambule. » Quittons donc le passé, sortons du préambule, et revenons à l’ère du web… Lire la suite