Le bagad de Lann-Bihoué

Bienvenue dans ma play’list ! L’été, les vacances au bord de la mer, la plage, le sable, l’air breton et les musiques bretonnes. Les bagadoù en général et le bagad de Lann-Bihoué en particulier sont parmi les symboles de ces plaisirs de la saison estivale et des souvenirs d’enfance.

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Le bagad de Lann-Bihoué à l’Arsenal, Brest 2016.

En 1978, Alain Souchon chantait ce bagad et ses rêves d’en faire partie. Dentelle première et premier chapeau, tambour binaire et premier sabot, « ce rêve-là on l’a tous fait… »

Si les bombardes et binious se mêlent à la voix de l’auteur dans cette première version studio, ils ne se rencontreront pour la première fois sur scène que dix ans plus tard !

 

En 1999, dans un style plus rock, plus rythmé et plus taillé pour le live, le groupe lorientais Soldat Louis s’empare du tube Lire la suite

La fille de Brest

Élue Bretonne de l’année en décembre 2010 et en décembre 2016, le Docteur Irène Frachon est sans conteste une figure importante de la cité du Ponant. La fille de Brest a inspiré les cinéastes, et elle a été incarnée sur le grand écran cette année par l’actrice danoise Sidse Babett Knudsen dans un thriller médical réalisé par Emmanuelle Bercot.

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Adaptation du livre « Mediator : combien de morts ? » et biographie de la pneumologue brestoise, le film « La fille de Brest » nous plonge dans un univers absolument passionnant. On y découvre le combat mené contre un géant de l’industrie pharmaceutique (les laboratoires Servier) avec ses moments de doutes, de pressions, de questionnements. Mais, plus que ce combat, on y découvre aussi le quotidien des médecins et surtout des malades confrontés aux terribles effets du Mediator. La maladie, la souffrance, et la mort. Sans filtre. Terriblement poignant de réalisme.

Porté à l’écran par de très bons acteurs, avec en tête de file Sidse Babett Knudsen qui donne à Irène Frachon des origines scandinaves qui s’accordent superbement avec le fort caractère d’une « bretonne de cœur. » Mention spéciale à Gustave Kervern qui incarne un remarquable Charles Kermarec (le patron de la librairie Dialogues, éditeur du livre de la pneumologue).

L’observateur avisé notera toutefois la présence du tram dans les rues de Brest dans des scènes se déroulant en 2009-2010, ainsi qu’un arrière-plan montrant les ateliers des Capucins éventrés par les travaux du téléphérique – dont l’idée n’avait pas encore été évoquée à cette époque. Mis à part ces petits anachronismes, le pays Brestois est l’un des acteurs indispensables de ce film. Toujours présent, sans être étouffant ni trop en retrait, il apporte une atmosphère, une ambiance que d’autres lieux n’auraient sans doute jamais retranscrit.

Un film Lire la suite

Mammifère mis au sec

« Mais nom de Dieu, que la pluie cesse ! » Christophe mis au sec.

Miomouillé / Miossec.

Les jeux de mots de ce genre pleuvent. Sur tous les réseaux sociaux. Surtout en ce moment.

Mis au sec. Extrait.

Mis au sec. Extrait.

Dans toute la France quand il sort un nouvel album. Dans toute la Bretagne quand il est en tournée. On n’y échappe pas. Lire la suite

Coups de cœur 2015

Ça pourrait devenir une habitude : en fin d’année, je partage mes coups de cœur des douze derniers mois. En 2014, je vous avais embarqué du Québec à la Jamaïque pour vous faire découvrir les films et musiques qui avaient rythmé mon année. Restons donc dans la Cité du Ponant aujourd’hui : il y a tant de choses à y découvrir ! Nos cinéastes locaux, nos éditorialistes youtubeurs ou encore nos chanteurs à succès n’ont pas manqué de donner un peu de couleurs à ces temps marqués par des événements tragiques. La culture, la joie, la musique et les découvertes nous ont permis, en 2015 plus que jamais, à Brest comme ailleurs, de nous évader !

Les voiles de l'Hermione sur le ciel bleu de Brest, soirée du 16 août 2015

Les voiles de l’Hermione sur le ciel bleu de Brest, soirée du 16 août 2015.

 

Le roman.

Un peu de lecture pour commencer, avec « Baraque O’Mama ». Il n’est pas sorti en 2015, mais ce n’est que cette année que j’ai eu l’occasion de la découvrir. Et ce roman policier (car il s’agit d’un roman policier) (sinon je ne l’aurais pas mentionné) (enfin bref) nous plonge directement dans le Brest des années 1970. Et c’est justement ça qui est cool ! Parce que le Brest de la Seconde Guerre Mondiale, on connait déjà presque par cœur… Mais si, rappelle-toi (Barbara), il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là ! C’était plus vieux. Et puis le Brest d’aujourd’hui, on le connait bien aussi. D’où mon intérêt particulier pour ce Brest des années 70, que je n’ai pas connu.

On voyage dans le temps, de chapitre en chapitre, un coup dans le présent à chercher les indices du passé, et un coup dans cette époque révolue. « Brest la Rouge » là où le communisme, pendant ses grandes heures, et catholicisme traditionnel breton cohabitaient au milieu d’une ville totalement reconstruite. Totalement ? Non, pas tout à fait. Dans certains quartiers, au début des années 1970, on vivait toujours dans les baraques, ces constructions « provisoires » qui avaient relogé des milliers de Brestois au lendemain de la guerre. « C’était pas le paradis, mais c’était pas la misère non plus… » Des baraques du Bouguen aux Ateliers des Capucins, le commissaire Cabioch se replonge dans sa toute première enquête brestoise.

Mais toute cette histoire appartient au passé. Et comme dirait Ernest Renan, « le passé n’est qu’un préambule. » Quittons donc le passé, sortons du préambule, et revenons à l’ère du web… Lire la suite

Chroniques du Bout du Monde…

Depuis sa première édition en août 2000, le festival du Bout du Monde est maintenant ancré dans la vie culturelle bretonne. Quinze années de voyage à travers les différentes cultures musicales de la planète. Quinze années de concerts d’exception et d’incroyables découvertes : du rock new-wave de Bashung aux percussions japonaises de Gocoo, en passant par les rythmes endiablés du Mali ou de la Colombie. Mais surtout, quinze années d’une ambiance chaleureuse et familiale, au cœur de cette ultime péninsule du Finistère.

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Le jeune reggaeman normand Naâman figurait parmi mes coups de coeur 2014. Cette 16ème édition du Bout du Monde fut encore une fois riche en belles découvertes et en confirmations. Chroniques…

 

Vendredi 31 juillet

Habitant le Port de Co’, la traversée de la rade de Brest en bateau est la meilleure solution pour rejoindre la capitale de la world-music durant ce week-end estival. Le coup d’envoi des festivités fut, pour le plus grand bonheur des premiers festivaliers présents sur le site, très local avec The Celtic Social Club, suivi d’une prestation remarquable de Krismenn. Le chanteur issu de la Kreiz-Breizh Akademi 1 était accompagné du vice-champion du monde de human beatbox Alem, de la chanteuse Parveen et du beatboxer indien Ilyas Khan, au sein d’un quartet vocal complètement décoiffant. L’un des meilleurs concerts de la journée !

Cette journée de vendredi était placée sous le signe de la jeunesse : le soul nigérian d’Asa d’un côté, et la fougue afro-électro néerlandaise de Jungle By Night de l’autre. Mais la véritable belle découverte était ibère (on avait bien dit qu’ibère gagne !) : Lire la suite

Le retour des dinos

Il y a les 10 doigts de la main, les 10 Commandements… et les 10 nosaures.

Non, oubliez ça tout de suite. C’était très mauvais. (Pour une fois…) Ce dont je veux vous parler est bien meilleur !

 

Les Brestiraptors.

Ceci n’est pas un retour. Mais il y a de quoi être satisfait quand Matmatah annonce la sortie d’un morceau inédit. « Triceratops ». Un titre dinosauresque pour le célèbre groupe brestois qui annonce l’arrivée d’un best-of  jurassique « Antaology ».

« On a crevé la dalle
Avant de s’envelopper
De chaleur animale
A l’aube, à l’aube du crétacé. »

Et nous, on crevait la dalle de ne plus les entendre. Les interprètes du « Lambe An Dro », de « L’Apologie » et de « La Cerise » s’étaient séparés en 2007 pour ne pas tomber dans la routine certes, mais en nous laissant sur notre faim. Tristan Nihouarn (Stan) avait poursuivi son chemin en solo avec « Meredith » notamment. Et après avoir fait bande à part pendant ces quelques années, Matmatah sort de son sommeil pour fêter ses vingt ans. Et quel réveil, mes amis ! On n’a plus envie d’y croire, à cette théorie de l’extinction des dinosaures ! « Ecoute-donc voir par-là ! » si ce n’est pas déjà fait :

Le style est toujours le même, reconnaissable entre tous. Des influences celtiques, des sonorités rock, un rythme frénétique. On en redemande. D’autres inédits seront justement au programme du double album qui arrive à la rentrée. Les meilleurs morceaux, des nouveautés, des sons beaucoup plus rares : il n’y aura que l’embarras du choix. Avec une reformation du groupe et une tournée à la clé ? Lire la suite

Degemer mat !

Ceci est un message à mes lecteurs, aux initiés et aux nouveaux venus. De la première heure, ou curieux de passage. Malins resquilleurs, embrouilleurs de barrages. Salut, bienvenue à bord !

Je suis Mattéo. Je suis Charlie aussi. Mais les gens m’appellent Mattéo. Mattéo Fonzatti. Enchanté. Degemer mat ! A défaut d’être dresseur de loulous, je suis au moins dynamiteur d’aqueducs. Même si on ne m’a jamais vu dans le Vercors, sauter à l’élastique. J’y suis passé pourtant, tout de suite en quittant l’Italie. Mais c’est en Bretagne que je me suis établi.

Ici, au fil des mots, je décline coups de cœur et coups de sang. Ce que j’aime, c’est ça, c’est ça, c’est ça qu’on aime vivre avec. Ce que j’aime moins, devenir styliste mais pour Eddy Mitchell, conjuguer bouillir au subjonctif pluriel, et faire les courses le samedi d’avant Noël… Je me révolte contre ceux qui nous gouvernent, et ceux qui le voudraient. Alors engageons-nous dans la résistance, donnons-nous encore une chance. Invoquons le droit d’ingérence. Rentrons en guerre d’indépendance !

Je vous livre aussi une partie de mon existence. Ce que je suis. Aet eo d’ar broioù pell, d’ur vro n’an’vezan ket. Aet eo d’ar broioù pell da c’hounit e vara. Kollet, kollet un deiz, an hini a garan. Ce que je pense. Que restera-t-il de ma course autour du Soleil. Que restera-t-il de toutes mes nuits sans sommeil. Que restera-t-il de moi ? Et même si on ne change pas (on met juste les costumes d’autres sur soi), je continuerai, malgré la pluie, glav, glav, glav. Vive ma liberté !

Je m’inspire librement de mes « idoles ». Bashung, Dion, Zebra, Servat, Oldelaf, Korbell, Soldat, Stivell, Hallyday, Miossec. Les lignes en italique sont leurs paroles. C’est bien d’hommage.

N’eo ket echu ! C’est pas fini ! (On vient à peine de commencer…) Bon voyage !

Kenaciao !

MF

Vous frappez à la bonne porte

Vous aimez la Bretagne ? C’est bien. Vous aimez aussi voyager un peu partout ? C’est bien aussi. Maintenant, est-ce que vous êtes un amateur de photographies et de découvertes ? Hum ? Si c’est le cas, alors vous frappez à la bonne porte. « Mon cybercarnet » devrait vous plaire !

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Laissez-vous guider de la Pointe-Saint-Matthieu à l’extrême-Ouest du Finistère, jusqu’aux falaises corses, en passant par le Calvados et les Hautes-Alpes.

Et vous aurez du goût à admirer des photos de cadrans solaires et de heurtoirs de portes en tous genres. Un vrai travail de passionné !

Allez, je vous laisse découvrir tout ça, on frappe à ma porte. Kenaciao !

MF

Mes coups de cœur 2014

La fin de l’année approche. L’occasion pour moi de (re)partager avec vous mes coups de cœur… Je n’ai gardé que le meilleur, mais je n’appellerai pas ça un « Brest of » (le jeu de mot ayant déjà été fait par plusieurs personnes avant moi…)  Entre découvertes et confirmations, du cinéma à la musique, voilà ce que je retiendrai de 2014 :

 

La web-série du moment

« Et cætero » késako ? Une web-série brestoise dont la première saison est apparue cette année, semaine après semaine. Depuis le début du mois d’octobre, les internautes découvrent un morceau de l’intrigue chaque samedi, et sont ensuite invités à écrire la suite. Brest en toile de fond, ambiance musicale efficace (avec notamment la participation de Robin Foster). Si vous ne connaissez pas déjà, je vous invite à aller par là…

Je souhaite bon vent aux réalisateurs Fabien Migliore et Simon Pensivy ainsi que toute leur équipe pour la suite… Et ils ne l’écriront pas eux-mêmes, la suite ! A nous de l’inventer.

 

Mon film de l’année

Aller voir un film en québécois ? ça va pas bien ou quoâ ? Déjà que j’ai mis plus de 10 ans à comprendre le brestois…

Et pourtant… Lorsque je suis allé voir Mommy (pas celle d’Yvon Etienne) c’était sans grande conviction. Mais très vite, l’histoire a pris le dessus. Une histoire touchante, bouleversante. (On en deviendrait presque fan de Céline Dion, tarbarnak’ !) C’est donc mon coup de cœur ciné de 2014.

Mais comme ce n’est pas mon job d’être critique de cinéma, allez donc voir ce qu’ils en pensent du côté de TheBrestOf. Lire la suite