Retour à la normale

La principale actualité musicale de ce mois de mars 2017 en pays brestois, c’est le retour de Matmatah après neuf années d’absence.

Stan, Rico, Scholl et Manu ont remis la ouache. Au programme, nouvelle tournée évidemment et nouvel album parce qu’ils ont encore plein de choses à raconter. Ça aurait pu prendre un gros coup de vieux et sentir le renfermé. Mais non. Le rock est bien présent, l’énergie est là, et les paroles résonnent terriblement juste. Suite à La Cerise, et après avoir fait Des Merveilles en solo (Sauf erreur de ma part), l’écriture et l’interprétation de Tristan Nihouarn n’ont pas pris une ride. « Ça y est nous y sommes ! »

Trois morceaux de cet album « Plates Coutures » ont particulièrement retenu mon attention.

Marée haute

En pleine campagne pour l’élection présidentielle, et notamment en pleine affaire Fillon, le premier extrait sorti est tombé à pic. Marée haute retrace l’histoire d’un politicien véreux rattrapé par affaires et déboires – « Pourquoi me traiter de la sorte ? De quoi m’accuse-t-on au juste ? » –  et remontant à la surface après quelques années – « Vos cerveaux lavés du souvenir de mes impardonnables fautes ». Un phénix dans un panier de crabes.

Un morceau finalement intemporel puisqu’il aurait pu sortir 5 ou 10 ans plus tôt ou plus tard en trouvant toujours un exemple dans l’actualité. La République des copains.

Retour à la normale

Au milieu de ce cinquième album studio, on peut entendre le plus festif des extraits. Lire la suite

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Les Oscours 2017

C’est devenu une tradition, à mi-chemin entre les Oscars et les au-secours, les Oscours récompensent les meilleures prestations politiques de l’année écoulée. C’est d’ailleurs le cas de le dire, l’année est coulée. Au moins autant que le Titanic. Sauf que cette fois-ci, la mise en scène n’était pas de James Cameron. Ni de son homonyme David, ex-Premier Ministre britannique, occupé à écoper pour ne pas que son Royaume-Désuni prenne l’eau après avoir dit non à l’Europe.

De la comédie burlesque à la tragédie, du film d’auteur au succès de la toile, il y aura des Oscours 2017 pour tous les goûts. Et tout ce que je peux vous dire pour l’instant, c’est que cette édition pré-présidentielle ne va pas vous décevoir… Je déclare donc ouverte la troisième cérémonie des Oscours.

 

Le meilleur film de guerre

Ça a bombardé dans tous les sens. Toute l’année. Et il y a eu des morts. Avant même que Donald soit élu Président des Etats-Unis, je lui avais décerné à titre préventif l’Oscour 2016 du meilleur blockbuster américain. En novembre dernier, il a littéralement dégommé sa concurrente Hillary. C’était la première d’une longue série.

L’adaptation française de « House of Cards » a aussi fait énormément de victimes, à commencer par Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, qui avaient respectivement remporté l’Oscour 2015 du meilleur retour au premier rang et l’Oscour 2016 du meilleur espoir masculin. Une preuve de plus que je suis quelqu’un de visionnaire… Dommages collatéraux chez Jean-François « zéro-virgule-trois-pourcent » Copé et Jean-Frédéric Poisson également. Mais dans ce cas, c’était une mort beaucoup moins spectaculaire. Dans le show-biz, on appelle ça une « Marion-Cotillard ».

Dans un bon film de guerre, il y a des victimes dans tous les camps. On peut en déduire que ce film-là était particulièrement bon. En témoignent les décès politiques de Manuel Valls et Arnaud Montebourg. Ces combats primaires ont aussi fait mourir la carrière politique de Cécile Duflot. Finalement, on ne va pas s’en plaindre.

 

La meilleure comédie musicale

Changement de registre. Après Duflot, voici du flow. L’Oscour de la comédie musicale est décerné au Président François Hollande pour son interprétation remarquable de « J’ai décidé de ne pas être candidat » remixée par Khaled Freak.

Ça vous reste dans la tête, hein ? Lire la suite

2016 en 16 tweets

L’année 2016 touche à sa fin. Une année placée sous le signe du 49-3, de la folie Hanouna et de la renaissance du Stade Brestois. Entre autres.

Si jamais vous êtes passé à côté et que vous n’avez rien vu, voici une petite sélection totalement subjective des meilleurs tweets, du 1er janvier au 31 décembre 2016.

Grosse actualité début janvier. Il pleuvait.

Triste année pour le cinéma. En 2016, Star Wars aura perdu R2-D2 et la Princesse Leia, les Gendarmes ont vu s’en aller l’adjudant Gerber et Madame Cruchot, le Professeur Rogue d’Harry Potter a disparu, et Kev Adams a coécrit le scénario d’un long-métrage. Très très triste année.

D’autant plus que 2016 a duré 366 jours. Et personne n’avait pensé à prévenir Matt Damon.

Du grand écran au petit, il n’y a qu’un pas. Grosse révolution avec le passage en tout HD. Ça veut dire que les programmes diffusés sont de meilleure qualité. Enfin, l’image. Pas forcément le contenu…

En politique cette année, on a eu le droit à pas mal de choses marrantes Lire la suite

La fille de Brest

Élue Bretonne de l’année en décembre 2010 et en décembre 2016, le Docteur Irène Frachon est sans conteste une figure importante de la cité du Ponant. La fille de Brest a inspiré les cinéastes, et elle a été incarnée sur le grand écran cette année par l’actrice danoise Sidse Babett Knudsen dans un thriller médical réalisé par Emmanuelle Bercot.

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Adaptation du livre « Mediator : combien de morts ? » et biographie de la pneumologue brestoise, le film « La fille de Brest » nous plonge dans un univers absolument passionnant. On y découvre le combat mené contre un géant de l’industrie pharmaceutique (les laboratoires Servier) avec ses moments de doutes, de pressions, de questionnements. Mais, plus que ce combat, on y découvre aussi le quotidien des médecins et surtout des malades confrontés aux terribles effets du Mediator. La maladie, la souffrance, et la mort. Sans filtre. Terriblement poignant de réalisme.

Porté à l’écran par de très bons acteurs, avec en tête de file Sidse Babett Knudsen qui donne à Irène Frachon des origines scandinaves qui s’accordent superbement avec le fort caractère d’une « bretonne de cœur. » Mention spéciale à Gustave Kervern qui incarne un remarquable Charles Kermarec (le patron de la librairie Dialogues, éditeur du livre de la pneumologue).

L’observateur avisé notera toutefois la présence du tram dans les rues de Brest dans des scènes se déroulant en 2009-2010, ainsi qu’un arrière-plan montrant les ateliers des Capucins éventrés par les travaux du téléphérique – dont l’idée n’avait pas encore été évoquée à cette époque. Mis à part ces petits anachronismes, le pays Brestois est l’un des acteurs indispensables de ce film. Toujours présent, sans être étouffant ni trop en retrait, il apporte une atmosphère, une ambiance que d’autres lieux n’auraient sans doute jamais retranscrit.

Un film Lire la suite

Une journée télé féérique

Brest, samedi 19 novembre 2016.

Projet très attendu pour certains, très décrié pour d’autres : le téléphérique brestois ne laisse pas indifférent, et c’est durant cette journée d’automne qu’il a officiellement été inauguré.

Imaginé sérieusement à partir de 2011, le téléphérique a été envisagé dès 2003 par les Goristes, chansonniers visionnaires de la Cité du Ponant, dans leur hymne au tramway (ouais, ouais, ouais !) :

« Pourquoi pas un téléphérique *rik rik* de la route de Paris à celle du Conquet,
avec plein d’ascenseurs hydrauliques comme stations pour les passagers,
boulevard Jean Moulin, des tire-fesses, et dans la Penfeld des ferry-boats […] »

« Le tramway » , Les Goristes, 2003.

C’est finalement entre Jean Moulin et les Capucins que les cabines vont survoler la Penfeld, mais l’idée était déjà bien là.

 

H moins quelques heurts

Des skieurs étaient attendus de bon matin aux abords de la télécabine. Ils y étaient. Bon pied, bon œil. Et pompiers bon œil, aussi. Quelques pompiers sont en effet venu manifester pour le maintien de leur restaurant professionnel. A proximité de l’une des stations, ils en ont profité pour créer une piste de ski urbaine. Du coup, le courant passait plutôt bien entre skieurs et manifestants.

Mais comme un mauvais effet boule de neige, le courant a sauté un peu avant 10 heures. Juste au moment où l’inauguration devait avoir lieu. La ministre de l’environnement, Ségolène Royal, et le maire de la ville, François Cuillandre, ne se sont pas démonté pour autant et ont tenté de faire repartir la bécane de façon manuelle, à l’ancienne…

Sans effet, puisque le service est resté indisponible pendant Lire la suite

Escale à Brest 2016

Le rendez-vous a lieu tous les quatre ans : dans la rade de Brest, sur les quais du port, sur les rives de Penfeld. La cité du Ponant s’anime joyeusement pendant une semaine et accueille plus d’un millier de voiliers parmi les plus beaux du monde.

Boum ! Boum ! Boum ! La fête s’ouvre au son des coups de canon tirés à l’arsenal. Tonnerre de Brest !

 

Oh mon bateau !

« Tu es le plus beau des bateaux. Et tu me guides sur les flots. […] »

La star de la fête, c’est l’Hermione. De retour à Brest après son escale en été 2015 quand elle rentrait de sa campagne américaine, la réplique de la frégate de La Fayette est ovationnée lors de son arrivée, puis est visitée chaque jour par plus de 3000 curieux, Lire la suite

Mammifère mis au sec

« Mais nom de Dieu, que la pluie cesse ! » Christophe mis au sec.

Miomouillé / Miossec.

Les jeux de mots de ce genre pleuvent. Sur tous les réseaux sociaux. Surtout en ce moment.

Mis au sec. Extrait.

Mis au sec. Extrait.

Dans toute la France quand il sort un nouvel album. Dans toute la Bretagne quand il est en tournée. On n’y échappe pas. Lire la suite

« Et si on remplaçait le bac par… »

L’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo organise en ce moment un concours d’écriture sur le thème « Et si on remplaçait le bac par… » à destination des collégiens, lycéens et étudiants francophones et francophiles âgés de 12 à 22 ans. Alors pour introduire cet article, je n’ai rien trouvé de mieux qu’un prélude de Bach.

Voilà voilà…

« Prouver que l’esprit de Rabelais et de Desproges est vivant » : tel est l’objectif affiché par Charlie Hebdo pour ce premier prix littéraire. Et c’est plutôt réussi puisque plus de 1300 jeunes écrivains ont envoyé leur contribution. Toutes les variétés d’humour y sont acceptées, même l’absurde ! Qu’à ne cela tienne, même si je ne fais plus partie des critères de sélection du jury, j’ai empoigné ma plume et j’ai levé l’encre.

Si la plupart des auteurs ont vu dans le sujet une référence quelconque au baccalauréat, au bac à linge, au bac à sable ou au bac à riz (pour les fans de Sagna), je ne suis pas tombé dans ces raccourcis simplistes. Je me suis jeté à l’eau en contemplant un tout autre bac.

Bac de Térénez (Photo : Archives de Brest - 1944-1952)

Bac de Térénez (Photo : Archives de Brest – 1944-1952)

 

« Et si on remplaçait le bac par… » Trois points de suspension. Ce thème me paraît incomplet. C’est curieux, depuis quelques temps je trouve qu’il leur manque des morceaux chez Charlie… Enfin bref, là n’est point le sujet.

Il est grand temps de remplacer le bac. Il n’en reste d’ailleurs qu’une petite quinzaine en France. Mais c’est une méthode d’un autre temps ! Maintenant, on traverse rades et fleuves avec des ponts ou des téléphériques (spécificités locales). Presque plus personne n’utilise de bacs. Ces fameuses embarcations à fond plat, principalement destinées aux marins d’eau douce. La plupart sont en rade… Enfin ils n’y sont plus, justement.

Enfilez vos tabliers, nous allons donc parler de ponts. Il en existe une incroyable diversité : c’est autre chose que le prélude de bac… Les plus vieux étaient voûtés, mais aujourd’hui, suivant la loi de l’évolution, ils sont béton. Attention, certains sont toujours debout ! (Prenez le pont du Gard à vous !) Il y a ensuite eu la mode des ponts à haubans, une autre technique beaucoup plus câblée. Mais sans vouloir l’accabler, le pont à hauts bancs était plus difficile à seoir à l’environnement. N’oublions pas le fameux pont à veine, le plus cité des peintres qui avaient de la chance, même s’il ne rapportait rien (puisqu’il était sans gain).

Sans suspens, mes ponts favoris sont les ponts suspendus. Deux piliers qui s’ancrent, deux câbles qui s’attachent, un tablier qui s’étend, et au milieu coule une rivière. Joli jeu de jambes ! Une-deux, petit pont, et on en arrive au but ultime : remplacer le bac. Le tout avec seulement deux points de suspension.

 

Allez, kenaciao !

MF

Les Wasa’bees à la conquête de l’Argentine

Après avoir rencontré la 4L Breizh Wings, le club ciné Moviezen et le candidat parodique Le Brian, je me tourne aujourd’hui vers la mer. On embarque à bord d’un dériveur piloté par Cassandre à la barre et Aloïse au trapèze, au sein d’un tout jeune duo sportif : les Wasa’bees.

Mattéo – Les Wasa-quoi ?

Aloïse – Les Wasa’bees ! C’est un mélange entre le surnom que nous donne notre entraîneur sur l’eau (les abeilles en anglais) et le nom de ce condiment au goût épicé originaire du Japon, qui est la destination de notre ambition principale : les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 !

Mattéo – Et voilà ! Un beau programme !

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Avant de revenir plus en détail sur leurs objectifs, évoquons un peu le contexte, et la naissance des Wasa’bees en septembre 2015. Pour ceux qui ne connaissent pas l’amer, le wasabi, c’est plutôt épicé. Et pour ceux qui connaissent mal la mer et ses sports, le 470 est une embarcation de 4,70 m de long, avec trois voiles (une grand-voile, un foc et un spi), et conçue pour deux équipiers. Aux Jeux Olympiques, l’épreuve de 470 existe depuis 1976 pour les hommes (à Séoul), et 1988 pour les femmes (à Kingston, sur le lac Ontario, la classe !) Et c’est donc à Tokyo que les Wasa’bees comptent briller en 2020. Comment en êtes-vous arrivées là ?

Les Wasa’bees – Nous avons toujours été en contact avec l’environnement marin, et notre passion commune pour la voile s’est très vite imposée. Tout a commencé avant l’âge de 10 ans en Optimist, et de fil en aiguille, nous sommes ensuite passées à la classe supérieure, le 470, en entrant au Pôle France, chacune avec une partenaire différente.

Mattéo – Vous y avez en effet un beau palmarès : Vice-championne d’Europe Junior et Double Championne du Monde Junior (-21 ans), ainsi que 15ème au Championnat d’Europe Senior pour Aloïse ; 7ème au classement Mondial, 5ème au Championnat d’Europe Senior et Championne de France Elite pour Cassandre. Pourquoi pas les Jeux Olympiques de Rio cet été alors ?

Les Wasa’bees – L’équipe de France n’a le droit qu’à un seul équipage pour les JO. Nous sommes l’équipage suppléant pour les Jeux de 2016, nous attendons notre tour pour 2020 ! Lire la suite

2015 dans le rétro (partie 2)

Si vous avez raté la première partie de cette rétro 2015, pas de soucis, elle est toujours ici ! Ou bien . Ou encore  si vous préférez. Mais bon, trois liens différents pour pour tomber sur la même page, c’est pas super ergonomique. Si j’osais, je dirais même que ce n’est pas très Charlie…

Le premier semestre 2015 aura donc vu s’ériger des Charlie contre le terrorisme, des barrages contre la grande marée, et des plantes vertes contre les problèmes d’orthographe… (C’est une version très synthétique, je l’admets.) Nous sommes ensuite entrés dans la seconde partie de l’année : le mois de juillet et ses températures caniculaires.

OK, bon, là c’était le tout début de l’été. Il a fait bien meilleur après. Croyez-moi.

Pendant ce temps-là, à la FIFA…

IL PLEUVAIT DES BILLETS !!! Et voilà, en Suisse aussi, il pleuvait cet été ! Ce n’était donc pas seulement à Brest.

Et puis, il faut bien que les têtes dirigeantes de la FIFA s’occupent un peu. L’été dernier, il y avait la Coupe du Monde au Brésil. L’été prochain, il y aura l’Euro en France. Mais en attendant, il faut que tous ces gens s’amusent un peu pendant les années impaires. Donc, ils organisent des p’tites conférences pendant lesquelles ils balancent quelques milliers d’euros par les fenêtres, il se font des élections encore plus truquées qu’à l’UMP et que chez les Russes, et ils s’offrent des primes pour récompenser leurs « petits boulots » réalisés quelques années auparavant. Beau programme. Ça me donne presque envie de voter pour Platini aux présidentielles de 2017.

Enfin bref. Retour à Brest. Lire la suite