Retour à la normale

La principale actualité musicale de ce mois de mars 2017 en pays brestois, c’est le retour de Matmatah après neuf années d’absence.

Stan, Rico, Scholl et Manu ont remis la ouache. Au programme, nouvelle tournée évidemment et nouvel album parce qu’ils ont encore plein de choses à raconter. Ça aurait pu prendre un gros coup de vieux et sentir le renfermé. Mais non. Le rock est bien présent, l’énergie est là, et les paroles résonnent terriblement juste. Suite à La Cerise, et après avoir fait Des Merveilles en solo (Sauf erreur de ma part), l’écriture et l’interprétation de Tristan Nihouarn n’ont pas pris une ride. « Ça y est nous y sommes ! »

Trois morceaux de cet album « Plates Coutures » ont particulièrement retenu mon attention.

Marée haute

En pleine campagne pour l’élection présidentielle, et notamment en pleine affaire Fillon, le premier extrait sorti est tombé à pic. Marée haute retrace l’histoire d’un politicien véreux rattrapé par affaires et déboires – « Pourquoi me traiter de la sorte ? De quoi m’accuse-t-on au juste ? » –  et remontant à la surface après quelques années – « Vos cerveaux lavés du souvenir de mes impardonnables fautes ». Un phénix dans un panier de crabes.

Un morceau finalement intemporel puisqu’il aurait pu sortir 5 ou 10 ans plus tôt ou plus tard en trouvant toujours un exemple dans l’actualité. La République des copains.

Retour à la normale

Au milieu de ce cinquième album studio, on peut entendre le plus festif des extraits. Et le plus brestois. « Ça sent la poudre au fond de l’Arsenal ! » De Recouvrance à la Cavale, c’est une traversée de la cité du Ponant, après être passé par Kerfautras et surtout Lambé il y a quelques années.

C’est la chanson qui signe pour de bon le retour du groupe – « Quand vient le temps de reformer le bataillon, camarades. » – en rappelant au passage le ton des premiers albums.

Matmatah-photo-Christian-Geisselmann

Photo Matmatah, par Christian Geisselmann

 

Peshmerga

Mais s’il ne fallait retenir qu’un seul titre de « Plates Coutures », ça serait sans aucun doute Peshmerga. Un morceau chaleureux et fort qui clôture l’album de manière résolument optimiste malgré un thème extrêmement grave. Aussi puissant que fut Alzheimer dans « Archie Kramer ».

Il s’agit d’un superbe hommage aux femmes-peshmergas, ces combattantes kurdes qui luttent contre les djihadistes de Daesh, « en ces terres de violence, où fleurissent les drapeaux noirs. »

Kenaciao !

MF

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