Escale à Brest 2016

Le rendez-vous a lieu tous les quatre ans : dans la rade de Brest, sur les quais du port, sur les rives de Penfeld. La cité du Ponant s’anime joyeusement pendant une semaine et accueille plus d’un millier de voiliers parmi les plus beaux du monde.

Boum ! Boum ! Boum ! La fête s’ouvre au son des coups de canon tirés à l’arsenal. Tonnerre de Brest !

 

Oh mon bateau !

« Tu es le plus beau des bateaux. Et tu me guides sur les flots. […] »

La star de la fête, c’est l’Hermione. De retour à Brest après son escale en été 2015 quand elle rentrait de sa campagne américaine, la réplique de la frégate de La Fayette est ovationnée lors de son arrivée, puis est visitée chaque jour par plus de 3000 curieux, avec une file d’attente dépassant parfois une heure pour monter à bord !

Plusieurs autres voiliers valaient bien sûr le déplacement. Sur l’autre rive de la Penfeld, le Cuauhtémoc – littéralement « l’aigle qui descend sur sa proie » – représentait le Mexique de façon très festive et colorée. A ses côtés se trouvait le plus ancien trois-mâts d’Europe, le Belem.

En retournant vers le port de plaisance, c’est beaucoup plus sportif ! On pouvait notamment admirer dans la Marina du Château les trimarans Ultime Prince de Bretagne de Lionel Lemonchois et Macif de François Gabart.

 

De village en village, au port de co’

La Polynésie, le Portugal, l’Angleterre, les Pays-Bas, la Bretagne, la Mélanésie et la Russie. Tout le pourtour du port de commerce était un immense voyage au cœur des différents villages des pays et territoires invités.

Les quatre-mâts goélettes du village portugais : la Santa-Maria-Manuela et la Creoula.

Les quatre-mâts goélettes du village portugais : la Santa-Maria-Manuela et la Creoula.

Sur le plan d’eau, leurs plus beaux bateaux respectifs étaient exhibés (à l’execption notable du Sedov, resté en Russie). Mais la fête battait surtout son plein sur les quais entre chants, danses, dégustations, expositions et traditions.

Pendant ce temps, dans la rade, le vire-vire quotidien commenté par Yvon Étienne. Et les bateaux, yvon yvienne.

 

L’autre invité, c’est l’soleil !

Tandis que le soleil tape sur Brest, un petit vent de fraîcheur est perceptible au Quai des Sciences, lors d’une visioconférence avec le Pôle Sud. Il faut dire qu’ils flirtent avec les -75°C, ces gaziers !

L’une des grosses surprises de ces fêtes maritimes, c’est donc l’incroyable succès rencontré par… les bars à eau installés tout au long des quais : plus de 11000 litres d’eau consommés par jour (contre 4500 litres lors de l’édition précédente). Des gens qui boivent de l’eau : image rare à Brest ! La canicule frappe, tout est bon pour se rafraîchir, la mairie étudie même les solutions les plus radicales !

Et pour éviter qu’on se dé-seiche, il y a aussi l’astuce des glaces encornet.

 

Et bien sûr, le festival musical.

En Bretagne, une fête réussie passe forcément par là. Oui, l’alcool, évidement. Mais les concerts surtout. Plusieurs régionaux parmi les invités, avec Krismenn & Alem du Kreiz Breizh, le Bagad de Lann-Bihoué du 56, Outside Duo de Bigoudénie, Yvan Le Bolloc’h et les Goristes de Brest-même, Bobby & Sue de Douarn-même, ou encore Merzhin de Landerneau-même.

Les pays invités étaient aussi présents avec leurs artistes-stars : Lura du Portugal ou Jungle By Night des Pays-Bas.

La surprise venait parfois d’ailleurs. Ce fut le cas pour un tout jeune sonneur plougastel, croisé par hasard sur le quai de la Douane. Seul, il reprenait au biniou des airs connus, faisant s’arrêter les passants entre deux bars, pour un moment festif improvisé.

Au pied du Château, la Guinguette de la Pointe de la Rose a également connu quelques très beaux moments. Je pense tout particulièrement au début de la soirée du premier mercredi de fête. Les Groove Boys, joyeux rejetons de la Kevrenn Saint-Marc, ont repris les plus grands tubes des années 1970, remastérisés façon bagad, pour faire danser le public sur des airs d’Abba, d’Indochine, ou d’Emile & Images.

Enfin, Jean-Christophe Spinosi a régalé Brest une dernière fois avant la grande parade qui a mené les bateaux vers Douarnenez le lendemain. Des airs d’opéra de Vivaldi à l’Amazing Grace en passant par la Marseillaise (au violon électrique !), le chef d’orchestre et son Ensemble Matheus ont fait vibrer la Scène Grand Large, en attendant les prochains Jeudis du Port.

Toute la flotte, menée par l’Hermione et l’Abeille Bourbon, s’est ensuite dirigé vers le Sud-Finistère dans une incroyable parade, visible seulement lors des années bissextiles. Le port de commerce retrouve peu à peu son calme habituel des soirs d’été.

Kenaciao !

(A dans quatre ans.)

MF

 

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Une réflexion sur “Escale à Brest 2016

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