Marre de la campagne ? Parlons de la campagne !

Alors que la campagne présidentielle 2017 fait rage, je vous propose de prendre un peu de recul et d’aller se promener à la campagne.

Les élections législatives auront lieu au mois de juin et, à certains endroits, on aura le droit à des confrontations très disputées. C’est notamment le cas dans la sixième circonscription du Finistère, qui regroupe entre autres les communes de Crozon, Châteaulin, Plougastel, Carhaix et l’Île d’Ouessant.

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Si j’ai choisi de vous parler de cette circonscription en particulier, c’est parce que sa situation actuelle est tout à fait cocasse. « Candidats stars », outsiders populaires, petits candidats inconnus au bataillon, indécisions par rapport à certaines investitures : cette élection promet déjà d’avoir un petit air de présidentielle, mais au niveau local.

 

Le candidat sortant.

Battu en 2007 face à Christian Ménard, et élu en 2012 sous l’étiquette socialiste face à Dominique Cap, il a siégé à la Commission des Affaires sociales pendant son mandat de député. Lire la suite

Retour à la normale

La principale actualité musicale de ce mois de mars 2017 en pays brestois, c’est le retour de Matmatah après neuf années d’absence.

Stan, Rico, Scholl et Manu ont remis la ouache. Au programme, nouvelle tournée évidemment et nouvel album parce qu’ils ont encore plein de choses à raconter. Ça aurait pu prendre un gros coup de vieux et sentir le renfermé. Mais non. Le rock est bien présent, l’énergie est là, et les paroles résonnent terriblement juste. Suite à La Cerise, et après avoir fait Des Merveilles en solo (Sauf erreur de ma part), l’écriture et l’interprétation de Tristan Nihouarn n’ont pas pris une ride. « Ça y est nous y sommes ! »

Trois morceaux de cet album « Plates Coutures » ont particulièrement retenu mon attention.

Marée haute

En pleine campagne pour l’élection présidentielle, et notamment en pleine affaire Fillon, le premier extrait sorti est tombé à pic. Marée haute retrace l’histoire d’un politicien véreux rattrapé par affaires et déboires – « Pourquoi me traiter de la sorte ? De quoi m’accuse-t-on au juste ? » –  et remontant à la surface après quelques années – « Vos cerveaux lavés du souvenir de mes impardonnables fautes ». Un phénix dans un panier de crabes.

Un morceau finalement intemporel puisqu’il aurait pu sortir 5 ou 10 ans plus tôt ou plus tard en trouvant toujours un exemple dans l’actualité. La République des copains.

Retour à la normale

Au milieu de ce cinquième album studio, on peut entendre le plus festif des extraits. Lire la suite

Les Oscours 2017

C’est devenu une tradition, à mi-chemin entre les Oscars et les au-secours, les Oscours récompensent les meilleures prestations politiques de l’année écoulée. C’est d’ailleurs le cas de le dire, l’année est coulée. Au moins autant que le Titanic. Sauf que cette fois-ci, la mise en scène n’était pas de James Cameron. Ni de son homonyme David, ex-Premier Ministre britannique, occupé à écoper pour ne pas que son Royaume-Désuni prenne l’eau après avoir dit non à l’Europe.

De la comédie burlesque à la tragédie, du film d’auteur au succès de la toile, il y aura des Oscours 2017 pour tous les goûts. Et tout ce que je peux vous dire pour l’instant, c’est que cette édition pré-présidentielle ne va pas vous décevoir… Je déclare donc ouverte la troisième cérémonie des Oscours.

 

Le meilleur film de guerre

Ça a bombardé dans tous les sens. Toute l’année. Et il y a eu des morts. Avant même que Donald soit élu Président des Etats-Unis, je lui avais décerné à titre préventif l’Oscour 2016 du meilleur blockbuster américain. En novembre dernier, il a littéralement dégommé sa concurrente Hillary. C’était la première d’une longue série.

L’adaptation française de « House of Cards » a aussi fait énormément de victimes, à commencer par Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, qui avaient respectivement remporté l’Oscour 2015 du meilleur retour au premier rang et l’Oscour 2016 du meilleur espoir masculin. Une preuve de plus que je suis quelqu’un de visionnaire… Dommages collatéraux chez Jean-François « zéro-virgule-trois-pourcent » Copé et Jean-Frédéric Poisson également. Mais dans ce cas, c’était une mort beaucoup moins spectaculaire. Dans le show-biz, on appelle ça une « Marion-Cotillard ».

Dans un bon film de guerre, il y a des victimes dans tous les camps. On peut en déduire que ce film-là était particulièrement bon. En témoignent les décès politiques de Manuel Valls et Arnaud Montebourg. Ces combats primaires ont aussi fait mourir la carrière politique de Cécile Duflot. Finalement, on ne va pas s’en plaindre.

 

La meilleure comédie musicale

Changement de registre. Après Duflot, voici du flow. L’Oscour de la comédie musicale est décerné au Président François Hollande pour son interprétation remarquable de « J’ai décidé de ne pas être candidat » remixée par Khaled Freak.

Ça vous reste dans la tête, hein ? Lire la suite

Rêve d’horizon

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Une nouvelle année se profile à l’horizon.

Dans mes vœux du 1er janvier 2016, j’avais ressorti la chanson « Alzheimer » interprétée 12 ans plus tôt par Matmatah. Je n’aurais jamais imaginé que ces paroles auraient autant pu prendre écho tout au long de l’année. Les guerres et attentats ont secoué le monde chaque jour. « Parce qu’aujourd’hui la folie se doit d’être expéditive. » Les discours extrémistes ont encore gagné en intensité, et de nouveaux dirigeants ont été élus. « La meilleure façon de gagner du fric, c’est à l’intox. La décadence d’une Amérique, à contempler sur Fox. » Et en étant pessimiste, on pourrait même craindre que ça continue… « Avec la peur comme exutoire à l’ignorance. Alzheimer en prof d’histoire de nos enfances. »

L’un des points positifs que j’en ressors toutefois, c’est que Matmatah a choisi 2016 pour annoncer son retour.

Mais regardons maintenant vers l’avant.

« Je vis sur la route, derrière moi le passé.
Je passe entre les gouttes, je n’suis pas pressé. 
Qu’ai-je fait de mes rêves ? Où les avais-je laissé ?
Dans le vent qui siffle, j’entends les hommes hurler.
J’avance jusqu’à l’ivresse. »

Prenons nos plumes. Traçons nos routes. Ouvrons nos fenêtres. Volons vers nos horizons. « J’avance jusqu’à l’ivresse… »

Que cette année 2017 soit la plus belle possible pour vous et vos proches. Ayez toujours un horizon devant vous. Et avancez. Je vous souhaite de la réussite personnelle et professionnelle. Et surtout plein de nouveaux horizons.

Bloavezh mat !

MF

 

[RÉTROSPECTIVE] L’année 2016 en 16 tweets

2016 en 16 tweets

L’année 2016 touche à sa fin. Une année placée sous le signe du 49-3, de la folie Hanouna et de la renaissance du Stade Brestois. Entre autres.

Si jamais vous êtes passé à côté et que vous n’avez rien vu, voici une petite sélection totalement subjective des meilleurs tweets, du 1er janvier au 31 décembre 2016.

Grosse actualité début janvier. Il pleuvait.

Triste année pour le cinéma. En 2016, Star Wars aura perdu R2-D2 et la Princesse Leia, les Gendarmes ont vu s’en aller l’adjudant Gerber et Madame Cruchot, le Professeur Rogue d’Harry Potter a disparu, et Kev Adams a coécrit le scénario d’un long-métrage. Très très triste année.

D’autant plus que 2016 a duré 366 jours. Et personne n’avait pensé à prévenir Matt Damon.

Du grand écran au petit, il n’y a qu’un pas. Grosse révolution avec le passage en tout HD. Ça veut dire que les programmes diffusés sont de meilleure qualité. Enfin, l’image. Pas forcément le contenu…

En politique cette année, on a eu le droit à pas mal de choses marrantes Lire la suite

La fille de Brest

Élue Bretonne de l’année en décembre 2010 et en décembre 2016, le Docteur Irène Frachon est sans conteste une figure importante de la cité du Ponant. La fille de Brest a inspiré les cinéastes, et elle a été incarnée sur le grand écran cette année par l’actrice danoise Sidse Babett Knudsen dans un thriller médical réalisé par Emmanuelle Bercot.

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Adaptation du livre « Mediator : combien de morts ? » et biographie de la pneumologue brestoise, le film « La fille de Brest » nous plonge dans un univers absolument passionnant. On y découvre le combat mené contre un géant de l’industrie pharmaceutique (les laboratoires Servier) avec ses moments de doutes, de pressions, de questionnements. Mais, plus que ce combat, on y découvre aussi le quotidien des médecins et surtout des malades confrontés aux terribles effets du Mediator. La maladie, la souffrance, et la mort. Sans filtre. Terriblement poignant de réalisme.

Porté à l’écran par de très bons acteurs, avec en tête de file Sidse Babett Knudsen qui donne à Irène Frachon des origines scandinaves qui s’accordent superbement avec le fort caractère d’une « bretonne de cœur. » Mention spéciale à Gustave Kervern qui incarne un remarquable Charles Kermarec (le patron de la librairie Dialogues, éditeur du livre de la pneumologue).

L’observateur avisé notera toutefois la présence du tram dans les rues de Brest dans des scènes se déroulant en 2009-2010, ainsi qu’un arrière-plan montrant les ateliers des Capucins éventrés par les travaux du téléphérique – dont l’idée n’avait pas encore été évoquée à cette époque. Mis à part ces petits anachronismes, le pays Brestois est l’un des acteurs indispensables de ce film. Toujours présent, sans être étouffant ni trop en retrait, il apporte une atmosphère, une ambiance que d’autres lieux n’auraient sans doute jamais retranscrit.

Un film Lire la suite

Couleurs primaires

« Alors les enfants, quelles sont les trois couleurs primaires ?

— Facile ! Ce sont le bleu, le rose et le vert !

— Et oui ! Bien joué, les enfants ! »

Scène de vie tout à fait classique dans la classe de CE2 de Mme Fontana que nous avions déjà rencontré dans « Redoubler la primaire ». Vous connaissez maintenant plusieurs élèves de cette classe (Nicolas, les François, Marine et les autres…) et vous n’êtes pas sans savoir que l’élection du délégué de classe approche à grands pas. Depuis notre dernière rencontre avec les élèves, deux pré-élections ont eu lieu dans des groupes de copains de la droite, du centre et de la gauche de la salle de cours.

Mais revenons d’abord un instant sur ces trois couleurs primaires :

Le vert : ça peut paraître assez surprenant comme ça, mais c’est une couleur primaire. Un groupe de copains de notre classe de CE2 représentait cette couleur. Mais cette année, ce n’était pas du Joly ! (Admirez au passage la qualité de ce jeu de mots) Ils se présentaient au nombre impressionnant de deux. Et c’est Yannick qui a gagné. On ne sait pas trop comment à vrai dire puisque personne ne le connaissait dans la classe. Personne : en haut, en bas, à gauche, à droite, personne ne connaissait Yannick.

Image rare de Yannick Jadot, représentant des Verts.

Image rare de Yannick Jadot, représentant des Verts.

Le rose : une couleur primaire avec beaucoup de nuances cette année. On y reviendra un peu plus tard, je vous le promets.

Le bleu : s’il y a bien une couleur qui a étonné tout le monde dernièrement, c’est celle-ci ! « Depuis quand le bleu est une couleur primaire ? Rien ne va plus… » A plusieurs endroits de la classe, nombreux étaient ceux qui pensaient qu’Alain était celui qui allait représenter les élèves de la droite et du centre de la classe à l’élection du délégué. Et d’ailleurs, personne n’imaginait non plus que c’était le cancre Donald qui serait devenu délégué de la classe voisine (la fameuse classe de l’oncle Sam). Personne, surtout pas le journal de l’école qui avait fait campagne pour que ce soit sa concurrente qui soit élue, concurrente qui était elle-même la petite copine d’un garçon qui avait été élu délégué il y a quelques années, enfin bref, c’est compliqué.

Il y a donc eu pas mal de bleus Lire la suite

Une journée télé féérique

Brest, samedi 19 novembre 2016.

Projet très attendu pour certains, très décrié pour d’autres : le téléphérique brestois ne laisse pas indifférent, et c’est durant cette journée d’automne qu’il a officiellement été inauguré.

Imaginé sérieusement à partir de 2011, le téléphérique a été envisagé dès 2003 par les Goristes, chansonniers visionnaires de la Cité du Ponant, dans leur hymne au tramway (ouais, ouais, ouais !) :

« Pourquoi pas un téléphérique *rik rik* de la route de Paris à celle du Conquet,
avec plein d’ascenseurs hydrauliques comme stations pour les passagers,
boulevard Jean Moulin, des tire-fesses, et dans la Penfeld des ferry-boats […] »

« Le tramway » , Les Goristes, 2003.

C’est finalement entre Jean Moulin et les Capucins que les cabines vont survoler la Penfeld, mais l’idée était déjà bien là.

 

H moins quelques heurts

Des skieurs étaient attendus de bon matin aux abords de la télécabine. Ils y étaient. Bon pied, bon œil. Et pompiers bon œil, aussi. Quelques pompiers sont en effet venu manifester pour le maintien de leur restaurant professionnel. A proximité de l’une des stations, ils en ont profité pour créer une piste de ski urbaine. Du coup, le courant passait plutôt bien entre skieurs et manifestants.

Mais comme un mauvais effet boule de neige, le courant a sauté un peu avant 10 heures. Juste au moment où l’inauguration devait avoir lieu. La ministre de l’environnement, Ségolène Royal, et le maire de la ville, François Cuillandre, ne se sont pas démonté pour autant et ont tenté de faire repartir la bécane de façon manuelle, à l’ancienne…

Sans effet, puisque le service est resté indisponible pendant Lire la suite

La promo 20

Un peu après avoir fêté ses 20 ans, l’ISEN Brest saluait sa 20ème promotion d’étudiants diplômés. C’était le 7 octobre dernier. Vendredi 7 octobre 2016.

Cette journée aura été l’occasion de se revoir encore une fois, ensemble. Pour la suite il s’agira, selon les conseils d’Octave Klaba, parrain de cette promo, de toujours « garder son enthousiasme » et de « vivre ses projets avec passion. » Sacré programme !

Promo 20, je me permets de te tutoyer : on se connait bien, maintenant. Je ne suis pas nostalgique et je ne vais pas pleurer en restant sur place, le regard fixé dans le rétro. Mais sache, promo 20, que tous les souvenirs que je partage avec toi resteront gravés en moi : les heures passées en salle de DS, le confort des chaises de l’amphi 2, les after-works au Dub, les TP tournants de chimie, les après-midi de tournage de courts-métrages, les soudages de cartes électroniques, les soirées à l’ISEN, les soirées pas loin de l’ISEN, et même depuis 2-3 ans les soirées pas à l’ISEN, la rue de Siam, ses nuits d’ivresse, la rade, le port, ce qu’il en reste, le vent dans l’avenue Jean Jaurès (tonnerre, tonnerre…)

Promo 20, je pourrais te quitter en citant Lire la suite

Redoubler la primaire

En septembre dernier, la « rentrée déclasse » avait fait quelques victimes. Il semble donc normal que cette année les bulletins soient mauvais et que les primaires redoublent.

Si on traverse l’Atlantique, on se rend compte que ce sont les bulletins de santé qui tombent. Et ils vont tous très bien. (*)

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(* offre soumise à conditions)

 

Là, c’est précisément le paragraphe de l’article dans lequel je suis censé évoquer la situation française.  D’un côté, il y aurait la « primaire ouverte de la droite et du centre » qui n’a d’ouverte que le nom et qui est plutôt à droite qu’au centre. De l’autre côté, il y aurait la primaire-de-la-gauche-mais-on-ne-sait-pas-encore-trop-comment-ça-va-se-passer, ou alors la primaire des gauches, ou encore les primaires d’un peu tous ceux qui veulent devenir Président à gauche mais qui, faute d’argent ou de soutiens, ne deviendront pas candidats, parce que, mine de rien, on est dans une démocratie ou il faut pas mal d’argent et de soutiens pour pouvoir soumettre ses idées – bonnes ou (très) mauvaises – au vote des citoyens. Vous voyez l’idée ?

Pour tout vous dire, je n’ai pas vraiment envie de me plonger plus profondément là-dedans.

Alors je vous propose autre chose. Je vais vous parler d’une vraie primaire. Pour être précis, il s’agit de la classe de CE2 de Mme Fontana. Les réformes de l’Education Nationale étant passées par là, il y a beaucoup d’élèves dans cette classe…

En voici quelques-uns : tout à droite, près du radiateur, on trouve les inséparables Marine et Florian. Ils considèrent qu’ils sont les élèves les plus attachés à leur classe, mais ils n’aiment pas leur institutrice, et voudraient la changer. A côté d’eux est assis Nicolas. Enfin non, il n’est pas assis. Il est debout. Depuis qu’il est parti dans son délire « debout la classe », plus personne n’arrive à le faire s’asseoir. Toujours dans la partie droite de la salle, on trouve le petit Nicolas, ancien délégué de classe, toujours en train de lire les aventures d’Astérix le Gaulois. Il est entouré par sa bande de « copains » : Alain, Nadine, Nathalie, Jean-François, François et Bruno pour ne citer qu’eux.

Tout au milieu de la classe, il y a François et Jean-Christophe. Il y avait aussi Robert, mais il vient d’être viré après avoir montré son zizi à la maîtresse :/

Un peu plus à gauche, un troisième François (ça devait être l’année des F). Celui-ci est l’actuel délégué. Il est entouré de ses amis Manuel, Ségolène, Jean-Marc, Jean-Yves, etc. Pour être honnête, depuis quelques temps, c’est plutôt Manu qui est devenu le chef de la bande. On peut noter que Jean-Yves n’est pas souvent en classe, car il est aussi inscrit au CNED, et beaucoup d’élèves lui reprochent ce cumul. Le petit Emmanuel était assis à côté d’eux, mais Lire la suite